Magalie Lépine-Blondeau : la vie qui reprend | Clin d'œil
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Magalie Lépine-Blondeau : la vie qui reprend

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C’est un automne bien rempli pour Magalie Lépine-Blondeau, qui tient le rôle principal de Sans rendez-vous, une comédiede Marie-Andrée Labbé, réalisée par Patrice Ouimet et diffusée sur TOU.TV EXTRA. En attendant de revenir au théâtre, elle tourne avec Xavier Dolan dans la série La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé qui verra le jour à Club Illico en 2022.

Parle-moi de ton personnage dans Sans rendez-vous. 

J’ai du mal à décrire Sarah parce que je la trouve complexe, comme nous toutes. Elle travaille dans une clinique de santé sexuelle qui fait du dépistage, de l’évaluation de comportements et où l’on peut consulter une sexologue. Il devrait en exister, des cliniques comme celle-là, chez nous! Sarah traîne une grosse blessure d’abandon. À la suite d’un congé en raison de la mort d’une de ses patientes, elle reprend le travail. Au moment où l’on fait sa rencontre, sa vie est farfelue et elle est un peu maladroite. 

Le fait que le tournage de la série ait dû être repoussé a-t-il changé quelque chose à ton interprétation?

Recommencer à tourner, c’est renouer avec le métier, ma passion. La dernière année a été celle des remises en question, notamment en ce qui a trait à mon rôle dans la société. J’ai porté le personnage de Sarah pendant plus d’un an avant de pouvoir l’interpréter. J’avais l’impression de la connaître parfaitement, ce qui est très rare en télé. Cet été, j’ai également passé du temps sur le plateau de Fourchette III. Ça m’a permis de réaliser à quel point j’ai besoin d’avoir des gens que j’apprécie autour de moi, et ce, autant dans ma vie personnelle qu’au travail. 

Au début de la pandémie, tu devais jouer au théâtre. Qu’en est-il? 

Je devais jouer dans Mademoiselle Julie, d’August Strindberg, une pièce traduite et mise en scène par Serge Denoncourt, au Théâtre du Rideau Vert. La pièce était prête, mais on ne l’a jamais interprétée devant public. C’est la première fois que je vis une telle situation. J’ai des sensations très précises par rapport à mon personnage, mais je ne me souviens pas de tous les déplacements. Je sais d’expérience que, chaque fois qu’on dépose une oeuvre, quelque chose mûrit. J’ose croire que ce sera le cas pour Mademoiselle Julie. Si tout va bien, elle sera présentée au printemps prochain. En attendant, j’ai le privilège d’être témoin des premiers pas de mon ami Xavier Dolan dans la réalisation d’une série: La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé. On tourne le premier bloc cet automne. Même si ç’avait déjà été joué au TNM en 2019, ce sera très différent à la télé. Je suis chanceuse, je ne m’ennuie pas du tout cette année!

La vie reprend au théâtre et à l’écran, mais compte tenu de ce qui s’est passé dans les derniers mois, que faudrait-il pour que ton travail d’actrice soit comme avant?

Ce qui me manque, c’est la quiétude. On a de nouveau accès à ce qui rend la vie plaisante: les restos, les escapades, les accolades aux gens qu’on aime, mais une inquiétude plane toujours. Je ne sais pas si ces bonheurs-là sont temporaires. La situation mondiale est précaire, et on ne peut rien tenir pour acquis. J’ose espérer que le calme reviendra pour de bon.

À VOIR : Behind the scene de notre numéro Rose, avec Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant

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