WEBSÉRIES: Les stars du web de l’automne | Clin d'œil
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WEBSÉRIES: Les stars du web de l’automne

Ils sont acteurs, créateurs ou réalisateurs et font chacun partie des webséries à partager sans relâche sur les réseaux sociaux ces jours-ci.

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Jonathan Roberge

LE PAPA DE FISTON

On a d’abord découvert son humour un peu trash dans la websérie Contrat d’gars, où il parodiait les émissions pour hommes 100 % testostérone aux côtés d’Alexandre Champagne. Jonathan Roberge a ensuite écrit et réalisé Fiston, une websérie qui a généré pas moins de deux millions de clics en deux mois après sa mise en ligne au printemps dernier. Pour une deuxième saison, il y interprète un père qui lègue un testament vidéo à son fils et lui inculque les conseils les moins pédagogiques qui soient.

Après avoir enseigné à fiston à faire des mauvais coups, à «scorer» avec une fille et à se battre à l’école, as-tu encore de judicieux conseils à lui prodiguer? Oui! Cette année, on aborde différents thèmes dont le sexe, les danseuses et les codes vestimentaires. Par exemple, quand tu vas dans le Sud, ne porte pas un pantalon en lin blanc avec une chemise blanche détachée et ouverte. Tu n’es pas dans une pub de voiliers. Comment as-tu accouché de Fiston? Lorsque ma copine était enceinte de notre fils, aujourd’hui âgé de trois ans, je me suis imaginé les pires conseils que je pourrais lui donner. Ceux que mon père ne m’a pas donnés et que j’aurais aimé recevoir. Quand autoriseras-tu ton fils à visionner ces capsules? Pas avant quelques années! Ça va dépendre de son niveau
de maturité: il devra être capable de comprendre le second degré.

Deuxième saison de Fiston

 

Marijo Meunier 

COLPORTEUSE DE C.A.N.C.A.N.

La rumeur veut que C.A.N.C.A.N. fasse le point sur le potinage à l’heure des technologies numériques.
À travers cinq courtes capsules de fiction, on voit comment les réseaux sociaux, les walkies-talkies ou le bon vieux téléphone influencent la transmission des cancans au bureau, sur un chantier ou dans un foyer de personnes âgées. Placotage avec Marijo Meunier, créatrice et productrice de cette websérie.

Qu’est-ce qui est à l’origine de C.A.N.C.A.N.? C’est parti d’une toile de Norman Rockwell, The Gossip,
qui illustre la propagation d’un ragot. J’ai voulu l’adapter en websérie et y montrer comment les appareils technologiques influencent notre capacité à commérer. À l’ère de Facebook et de Twitter, est-ce que le téléphone arabe est dépassé? Avant, pour potiner, on devait aller sur le perron de la voisine. Aujourd’hui, les outils technologiques nous facilitent la tâche et altèrent encore plus les messages. Pensons aux appels téléphoniques interrompus, aux textos déformés... As-tu déjà été victime des appareils technologiques? Je me suis déjà vidé le cœur dans un courriel, puis je l’ai envoyé par erreur à la personne concernée. C’est d’ailleurs l’objet de l’une des capsules.

Nouvelle capsule en ligne tous les vendredis

 

Jean-Philippe Sirois

CHAMPION DE MTL 5-5-1

Un homme saute par-dessus une clôture en faisant un salto avant. Un autre exécute une série de saltos arrière devant le restaurant Toqué!. Dans MTL 5-5-1 (pour 5 quartiers, 5 athlètes, 1 ville: Montréal), le réalisateur-monteur Jean-Philippe Sirois a réussi à mettre en images
le «parkour», cette discipline dont les adeptes, à l’agilité fascinante, utilisent la ville comme terrain de jeu.

Comment décrirais-tu le «parkour»? C’est l’art du déplacement. Les traceurs (ceux qui pratiquent le «parkour») explorent le milieu urbain en empruntant la voie la plus rapide. La série permet de voir les quartiers sous un nouvel angle, à partir de lieux plutôt underground: toits, ruelles, usines abandonnées... Est-ce périlleux? Les traceurs effectuent des sauts qui nécessitent beaucoup d’énergie et de concentration. S’ils ratent leur coup, ils risquent de se blesser gravement. D’ailleurs, au début, la série devait s’appeler MTL 6-1-1 et ne suivre qu’un seul traceur. Mais il s’est tordu la cheville durant le tournage d’un épisode. On ne voulait pas laisser tomber le projet; donc, c’est devenu MTL 5-5-1. Est-ce que cette websérie t’a donné le goût de faire des cabrioles? Les traceurs sont de vrais athlètes. Ma passion, c’est le cinéma. D’ailleurs, cet automne, je participerai à la Course Évasion autour du monde.

Mtl 5-5-1: à venir très bientôt

 

Valérie Blais 

PDG D’UNE INTERSECTION DANS LA BRIGADIÈRE

Valérie Blais enfile cet automne le dossard de La brigadière. Dans cette série réalisée par Stéphane Lapointe (l’homme derrière Tout sur moi), elle interprète Lisette Latraverse, une femme qui fait la pluie et le beau temps à «son» intersection depuis 20 ans. Pour
la première fois de sa carrière, la comédienne met son talent au service d’une œuvre créée pour être diffusée sur Internet.

On t’a découverte à la télé dans Tout sur moi. Comment s’est déroulée ta première expérience de jeu pour le web? Je suis contente de tourner pour ce nouveau format, même si je trouve le projet magnifique, quelle que soit sa forme. Les brigadiers sont des personnages en soi, et c’est le fun de s’attarder à ces personnes importantes dans la vie des enfants. Est-ce que Lisette Latraverse te ressemble? Elle ressemble plutôt à mon personnage dans Tout sur moi, qui pogne les nerfs et qui a de l’aplomb. Lisette se mêle de la vie des enfants et de la vie des parents. Bref, elle se mêle de tout! J’aime beaucoup ce genre de personnages qui ont des défauts. Il n’y a pas beaucoup de rôles comme ça pour les filles. On nous demande toujours d’être belles et fines. Qu’est-ce qui te fait dire ARRÊT/STOP dans la vraie vie? Les gens impolis et arrogants dans la rue. Ils ne sont pas patients. Ils marchent derrière une personne âgée qui se déplace avec une marchette et ils soupirent... Leur arrogance me rend arrogante.

La brigadière: Mise en ligne en octobre

 

Thomas Beaudoin

VICTIME DANS LE JUDAS

Pour exhiber la vie de ses six locataires sur un site voyeuriste, le propriétaire d’un immeuble à logements a caché des caméras de surveillance dans chaque appartement. Maintenant qu’il est retrouvé mort, ses six locataires sont soupçonnés de meurtre. Cette série propose une enquête policière interactive qui permet aux webspectateurs de visionner les bandes vidéo et de trouver le coupable. Thomas Beaudoin, qui campe le macchabée, revient à la vie pour nous parler du projet.

Le public du Judas doit aider l’enquêteur à résoudre un meurtre. Est-ce ta première expérience du genre? Oui. Lorsqu’on m’a proposé le projet, j’ai trouvé ça tellement sauté que j’ai immédiatement accepté. Tout m’accrochait: le thème du voyeurisme, le personnage et le réalisateur Ziad Touma (producteur associé du film Incendies). Tu habites New York; as-tu aimé revenir dans ton Québec natal le temps du tournage? C’était incroyable de jouer chez soi, avec des gens aussi passionnés. Cette expérience m’a tellement marqué que j’étais nostalgique à la fin. J’espère pouvoir revenir pour travailler à d’autres projets. Tu as déjà été mannequin pour Ray Ban, Simons, Yellow et plusieurs autres, mais tu préfères désormais être derrière la lentille... Oui, j’aime beaucoup la photo. J’ai commencé au secondaire, avec le vieil appareil de mon père. Le mannequinat m’a permis de beaucoup voyager, et j’ai toujours traîné ma caméra. C’est devenu une passion.

Le judas: à compter du 23 octobre

PHOTOS: PHILIPPE GENDRON (MARIJO MEUNIER) ET RICARDO CELLERE
(JEAN-PHILIPPE SIROIS), CARL LESSARD (VALÉRIE BLAIS) et FABRIcE GAëTAN (THOMAS BEAUDOIN)

 

Marjolaine Arcand

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