Rencontre avec la chanteuse MØ | Clin d'œil
/stars

Rencontre avec la chanteuse MØ

Propulsée vers la célébrité grâce aux chansons Lean on et Coldwater, la danoise MØ, qui lançait récemment son deuxième EP, a le vent dans les voiles. Actuellement en tournée internationale (avec un arrêt prévu à Coachella) la musicienne a fait escale à Montréal le temps d’un concert. Rencontre avec une artiste libre comme l’air.

 

 

  

Tu es déjà venue à Montréal à quelques reprises. Quel souvenir en gardes-tu?
 

  

C’est un endroit génial pour faire la fête et pour manger. C’est d’ailleurs ici que j’ai goûté au meilleur hamburger au monde. Je ne me souviens plus du nom du resto, mais mon band et moi on est là-dessus! (rires) 

  

Ton nouvel EP, When I was young, parle de jeunesse, de nostalgie. Des thèmes qui te sont chers?  

  

Oui. Je trouve inspirant d’écrire à propos de la jeunesse. Quand on est jeune, on a l’impression qu’on ne va jamais vieillir. On est dans une bulle. Tout ce qu’on expérimente, on le fait pour la première fois. C’est très puissant. 

  

Parlant de jeunesse... Tu auras 30 ans cette année. Comment te sens-tu? Aimerais-tu figer le temps? 

  


Non, j’aime bien vieillir, à vrai dire! Mais je trouve important de garder de l’ouverture, de la curiosité.  

  

Quel est ton exutoire, ta façon de décrocher? 

  

C’est une réponse classique, je sais, mais pour moi ça passe par la création. Quand je crée, que ce soit un collage, un vidéoclip ou une chanson, je retrouve ce sentiment que j’avais quand j’étais ado, où le temps et l’espace n’existaient plus. C’est la meilleure chose au monde. 

  

 

 

  

Tu t’es inspirée d’une peinture d’Edvard Munch pour le clip de When I Was Young. L’esthétique et la mode occupent une place importante dans ton univers...  

  

Absolument. Mon grand-père était artiste-peintre. Quand j’étais petite, je passais des heures à regarder ses livres sur la peinture. Munch était mon artiste préféré. J’ai aussi fréquenté une école d’art pendant cinq ans, alors ça fait partie de moi. J’aime que l’univers visuel fasse ressentir la même chose que la musique. J’aime que les vêtements appuient l’histoire que raconte la chanson. Les artistes que je préfère sont d’ailleurs ceux qui ont cette faculté de créer un monde, un univers dans lequel on ne demande qu’à entrer.  

  

Ta carrière musicale a débuté en 2006. Douze ans plus tard, quel regard portes-tu sur ton parcours? 

  


À mes débuts, j’étais vraiment indie pop. Puis Lean On est arrivée. C’était un grand rêve qui se réalisait pour moi, non seulement de travailler avec Major Lazor, que j’aime beaucoup, mais de créer un hit sans compromettre ce que j’étais artistiquement. Depuis, ma carrière a pris un tournant plus grand public. Entre ça et mon côté alternatif, je me suis souvent demandé où j’étais, qui j’étais. Mais au fond, est-ce si important de le savoir? Ce qui est certain, c’est que je ne présenterai jamais de musique qui ne soit pas honnête. La musique pop, c’est bon quand on a la bonne équipe. Et je crois qu’aujourd’hui, je suis bien entourée.  

  

Qu’est-ce que tu écoutes, en ce moment?  

  

Pas grand-chose, parce que je suis complètement absorbée par mes propres mix. J’ai mes écouteurs sur les oreilles toute la journée. Sérieusement, je ne peux pas en prendre plus! 

  

Photos: Sony Music 

  

 Elisabeth Étienne 

À lire aussi

Et encore plus