Olivia Thirlby | Clin d'œil
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Olivia Thirlby

Olivia Thirlby n’a rien d’une jeune première classique. Alors que ses consœurs gravissent souvent les marches de Hollywood à coup de rôles insipides, l’actrice de 25 ans pige ses contrats dans un cinéma plus souvent marginal que populaire. Ce n’est pas pour rien qu’on compare déjà son parcours à ceux de Scarlett Johansson, de Christina Ricci et de Chloë Sevigny.

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Olivia, qui est née dans le Lower East Side de New York, découvre sa voie très jeune, en étudiant Shakespeare au secondaire. Pour elle, le métier d’actrice n’est pas lié à un rêve de célébrité galopante. «L’argent n’a pas d’importance pour moi. Lorsque j’accepte un contrat, je veux surtout que le film auquel je participe ait de l’intégrité artistique», explique-t-elle. En ce sens, Olivia ne souhaite pas miser sur sa beauté et sur ses traits délicats pour obtenir des rôles. «Mes amis et ma famille me disent souvent que j’ai le look d’un gars de 12 ans, celui de Justin Bieber», rigole ce joli garçon manqué.

Après avoir parfait son art à l’American Globe Theater à New York et à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres, Olivia décroche son premier rôle important en 2006, dans United 93 (Vol 93). C’est en 2007 que son interprétation de Leah — la meilleure amie du personnage principal, joué par Ellen Page —, dans Juno, la fait connaître. Malgré ce succès, elle continue de privilégier le cinéma d’auteur et de le faire passer avant les rôles convenus de meneuses de claques. «Je ne veux pas qu’on me place dans la catégorie des actrices adolescentes. Je veux être prise au sérieux. Vous ne me verrez jamais dans la suite de Not Another Teen Movie (Pas encore un film d’ados)», prévient celle qui enchaîne depuis Juno les prestations au cinéma (The Wackness, The Answer Man, What Goes Up), à la télévision (Bored to Death, Good Vibes) et au théâtre (Farragut North).

Olivia ne boude pas la culture populaire pour autant. Sa carrière semble, d’ailleurs, prendre un nouveau tournant quand elle accepte le rôle d’Anderson dans Dredd 3D. L’actrice souhaite donner le plus de substance possible à son personnage. Pour ce faire, elle étudie les faux combats en Grande-Bretagne, à la British Academy of Stage and Screen Combat, et suit une longue formation en maniement d’armes. Elle étoffe aussi l’aspect psychologique de son personnage, qui a des dons psychiques. «Je participe habituellement à des films indépendants mais, parfois, ce genre d’offre arrive et me plaît. J’ai aimé travailler à ce film, car j’ai vraiment cru à cette histoire», raconte-t-elle. Deviendra-t-elle la nouvelle icône des films d’action? Sûrement pas, mais son curriculum vitæ continuera sans aucun doute de nous surprendre.

Ce mois-ci dans...

...Nobody Walks, qui a été sélectionné au dernier Festival de Sundance. Elle y interprète Martine, une jeune artiste qui débarque dans une famille de Los Angeles et bouleverse tous ses membres.

En salle depuis le 12 octobre

Marie-Hélène Goulet

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