Nouvelle série Victor Lessard: on a mis la main sur des photos du tournage | Clin d'œil
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Nouvelle série Victor Lessard: on a mis la main sur des photos du tournage

Non seulement Julie Le Breton et Patrice Robitaille sont adorés des téléspectateurs, mais ils se retrouvent souvent sur les mêmes plateaux de tournage. Ces comédiens virtuoses vivent aussi une magnifique histoire d'amitié. Ils ont mis leur profonde complicité au service de la série Victor Lessard, adaptée du roman policier Je me souviens, de Martin Michaud. Rencontre avec un duo d'exception.

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Visionnez la première saison de Victor Lessard, la toute nouvelle série originale de Club illico.

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Êtes-vous heureux de vous retrouver à nouveau sur un même projet?

 

Julie: Oui! C’est un réel bonheur de travailler avec quelqu’un qu’on aime, dont on aime le jeu et avec qui il y a une telle compréhension mutuelle qu’on n’est même plus obligés de se dire les choses. On se comprend par le regard. Je sais que je peux m’abandonner, que je peux essayer des choses et qu’il va attraper la balle au bond. C’est un filet de sécurité.

 

Patrice: Pour nous, il n’y a pas de hiérarchie entre les corps de métiers. On est là tous ensemble pour essayer de raconter une bonne histoire. Si je peux faire quelque chose pour aider le perchiste, par exemple, c’est sûr que je vais le faire. Julie aussi est comme ça. On a à coeur de rendre l’ambiance agréable, conviviale.

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Comment décririez-vous les personnages que vous incarnez dans la série Victor Lessard?

 

Julie: Jacinthe Taillon est concrète, simple, elle va droit au but et dit parfois ce que les autres n’oseraient pas dire. Et comme elle remet toujours en question les choix de Victor, ça leur permet de réfléchir ensemble et de trouver à deux la solution. Elle a un humour un peu trash, elle est un peu rustre, un peu bornée. C’est elle qui joue les gros bras, tandis que Victor mise davantage sur son instinct. Jacinthe, c’est un peu le comic relief dans toute la noirceur de ce thriller. Bref, c’est un personnage truculent.

 

Patrice: Victor, lui, est un vrai héros de roman policier: il est honnête, fidèle, mais aussi torturé et meurtri par un lourd passé. Il est l’fun à suivre parce que ses déductions sont intéressantes.

 

Crédit: Véronique Boncompagni

 

En quoi ces rôles sont-ils différents de ceux que vous avez tenus jusqu’à présent?

 

Julie: C’est un peu un contre-emploi pour moi. Ce rôle-là est le premier à aller chercher des aspects de moi qui n’avaient pas encore été explorés, mon côté tomboy et terre à terre par exemple. Ç’a été très libérateur, parce que pour la première fois de ma vie, quand je me suis regardée, je ne me suis pas attristée de voir mes plis, mes rides, de voir que j’avais vieilli, parce que ça sert le personnage. Pour une fois, je n’avais pas à faire la fille cute.

 

Patrice: À part Cyrano de Bergerac au théâtre, je n’avais jamais eu la chance de jouer un héros. Donc quand le réalisateur, Patrice Sauvé, m’a appelé pour me proposer le rôle, j’ai vécu un mélange d’enthousiasme et d’insécurité. Il faut que tu y croies que c’est toi le champion qui va faire toutes ces déductions et trouver les vilains! C’est vraiment stressant et ça nécessite un certain cheminement.

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Vous, Patrice, avez perdu du poids pour jouer Victor, tandis que vous, Julie, êtes au contraire beaucoup plus mince que le personnage de Jacinthe tel que le connaissent les lecteurs de Martin Michaud. Vous a-t-on demandé de modifier votre apparence pour vous glisser dans la peau de vos personnages?

 

Patrice: La demande m’a été faite subtilement, mais c’est un processus que j’avais déjà entamé par moi-même. J’ai quand même trouvé ça un peu bizarre quand j’ai lu les articles qui ont été écrits pendant le tournage et qui disaient à quel point j’avais perdu du poids. Je me suis dit: «Ah oui? Tant que ça? Ben coudonc! Je ne savais pas que j’étais gros!» En même temps, moi, on ne m’a jamais engagé parce que j’étais beau. Et c’est une grande inégalité, je trouve: il y a beaucoup plus de gars que de filles ordinaires, voire moches, qui arrivent à bien gagner leur vie comme comédiens. Pourtant, il y a plein de rôles d’avocates, de policières, d’ambulancières et d’autres métiers pour lesquels la beauté n’est pas un prérequis.

 

Julie: Si on m’avait demandé de prendre 50 livres et de me raser les cheveux pour ressembler au personnage du livre, je ne dis pas que je n’aurais pas voulu le faire, mais je n’aurais pas pu. Au Québec, ce n’est pas possible. Les acteurs américains peuvent se livrer à ce genre de transformations parce qu’ils ont six mois pour se préparer. Moi, je venais de finir de tourner un film, et le lendemain je commençais à travailler sur Victor Lessard. Je suis donc partie de l’intérieur pour créer mon personnage. J’ai changé ma posture, par exemple. En plus de ça, mes cheveux ont été brunis, on a creusé un peu mes traits avec du maquillage et j’avais toujours mon arme, mon carnet de notes et plein de choses accrochées à ma ceinture qui me donnaient une certaine lourdeur.

 

Crédit: Yan Turcotte

 

À quel point changer son corps, sa coiffure, sa façon de se vêtir aide-t-il à entrer dans la peau d’un personnage?

 

Julie: C’est comme au théâtre, quand on porte un corset, on se tient, on marche et on s’assoit différemment. Mon costume de Jacinthe change ma façon de me présenter, de me tenir. Et changer sa posture influence sa voix, son visage... tout finit par être influencé par le changement d’apparence.

 

Patrice: Ça aide à se croire soi-même. Surtout quand il faut qu’on accepte que ce qu’on dégage est censé être hot. D’ailleurs c’est très rare, dans mon métier, qu’on cherche à me bonifier ou à me magnifier. Souvent, quand je fais des essayages, comme pour Les beaux malaises par exemple, on ne cherche pas à me mettre à mon meilleur. Je finis pas mal toujours avec une estifi de chemise laite, trop grande ou avec un motif vraiment hideux. On cherche alors à faire de nous quelque chose de pire que ce qu’on est en réalité.

 

Voici quelques photos du tournage! >> 

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Crédit: Fabrice Gaétan

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Crédit: Fabrice Gaétan

 

Crédit: Yan Turcotte

 

Crédit: Bertrand Calmeau

 

Crédit photo: Yan Turcotte

 

Sophie Pouliot

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