Les bons gestes pour se protéger des rayons UV de la tête aux pieds | Clin d'œil
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Les bons gestes pour se protéger des rayons UV de la tête aux pieds

Les beaux jours sont enfin arrivés! À nous, apéros en terrasse, après-midi au parc et vacances bien méritées. Mais avant de s’exposer sous les rayons UV, on s’assure d’adopter les bons gestes pour se protéger de la tête aux pieds.

Chaque année, on attend avec impatience de sentir la caresse du soleil sur notre peau. Il faut toutefois garder en tête l’importance de préserver la santé de notre épiderme et de nos cheveux pendant la belle saison. Pour ce faire, on suit sans tarder cette multitude de conseils de pros à appliquer avant, pendant et après une exposition prolongée. 

  

 

 

  

Bien choisir son FPS 

  

Pour choisir avec brio le facteur de protection solaire idéal pour nous, il faut d’abord comprendre comment celui-ci est calculé. Communément appelé FPS, il détermine l’efficacité et la durée d’une protection solaire. «En gros, le nombre qu’on voit sur la bouteille correspond au multiple de la résistance naturelle de notre peau lorsqu’elle est exposée au soleil. Par exemple, si on développe un érythème solaire au bout de trois minutes sous les rayons UV sans aucune protection, on pourra rester 90 minutes au soleil avec l’aide d’une crème solaire dotée d’un FPS 30. Avec un FPS de 60, on passe à 180 minutes», explique la dermatologue Meghan O’Brien, rencontrée lors de l’événement World of Kiehl’s, à New York, en avril dernier. Et on garde en tête que le FPS affiché sur notre bouteille a été établi en laboratoires, dans des conditions contrôlées et que celui-ci risque d’être moins efficace une fois transposé dans la vie de tous les jours. «Personnellement, j’utilise toujours un indice de protection solaire de minimum 50 afin de pallier la marge d’erreur qui s’installe à l’application. Des tests ont montré qu’un FPS 30 en labo chutait à un FPS 8 lors de sa réelle utilisation. Et comme on a tendance à ne jamais en mettre assez, on gagne à opter pour une protection supérieure», conclut Dre O’Brien. 

  

 

 

  

Dosage optimal 

  

Parlant de quantité, on s’assure de suivre les directives d’Anne-Sophie Brillouet, directrice recherche et développement des soins du visage chez Johnson & Johnson: «Lors de nos tests en labo, on emploie 2 mg de produits par cm carré de peau, ce qui, en réalité, équivaut à environ la taille d’une noix pour l’entièreté du visage.» Pour ce qui est du corps, Ariane Beaulieu-Sirois, formatrice régionale au Québec pour Vichy Canada, nous éclaire: «Chez Vichy, on utilise ce qu’on appelle “la règle de la cuillère à thé”, une unité de mesure ultra simple à visualiser. On s’assure donc d’utiliser l’équivalent d’une cuillère à thé de crème solaire par bras, deux cuillères à thé par jambes et deux cuillères à thé pour l’avant et l’arrière de notre torse.» Surtout, on fait attention aux zones qu’on a tendance à oublier et qui sont particulièrement sensibles aux rayons du soleil, comme le nez, les épaules et le décolleté. Autres règles d’or à respecter? Qu’on prévoie se prélasser à la piscine ou s’éclater aux glissades d’eau, «on ne manque pas de se badigeonner de protection solaire 30 minutes avant de sortir», insiste Dre O’Brien. Et quand on passe la journée au soleil, on en réapplique chaque deux heures maximum. «Peu importe son FPS, la tenue de notre crème solaire est altérée par la transpiration, la baignade et le frottement de notre serviette», rappelle Anne-Sophie Brillouet. 

  

 

 

  

Protection sur mesure 

  

Bonne nouvelle: depuis plusieurs années, les types de formulations se multiplient au rayon des soins solaires. Lotion, gel, bâton, poudre, vaporisateur... tout le monde y trouve son compte. Mais est-ce qu’un type de produit prévaut sur un autre? En fait, chaque forme d’application convient à des usages particuliers et à différentes activités. «L’idéal est d’avoir un arsenal complet et de posséder des produits qui s’appliquent de diverses façons. Pour ma part, je me tourne vers une protection sous forme de lotion avant de sortir de la maison, mais lorsque vient le temps d’en remettre en cours de journée, je préfère les vaporisateurs. Et j’adore les bâtons solaires, dont la formule adhère merveilleusement bien à la peau. Ils sont idéaux pour protéger le dessus des mains et des pieds sans effet gras», décortique Anne-Sophie Brillouet. Au quotidien, lorsque l’exposition au soleil est modérée, la dermatologue Meghan O’Brien est adepte des poudres infusées de FPS: «En plus, elles se réappliquent aisément même si on est maquillée!» 

  

 

 

  

Minéral ou chimique? 

  

Autre facteur à prendre en considération? Le type de filtre de notre protection solaire, qui se décline sous deux formes: le traditionnel filtre «chimique», composé de molécules organiques qui pénètrent dans la peau, et le filtre «minéral» (aussi appelé «physique»), à base d’oxyde de zinc ou de dioxyde de titane, qui protège l’épiderme en créant une barrière à sa surface. «Les écrans chimiques sont plus élégants et esthétiques, en plus de s’appliquer plus aisément. Par contre, ils comportent plus de risques de déclencher une réaction allergique – plaques, rougeurs, démangeaisons. Les filtres minéraux, quant à eux, sont tout indiqués pour les peaux plus sensibles. Attention, par contre: certains d’entre eux ont parfois tendance à laisser un film blanchâtre à l’application. Pour contrer cet effet indésirable, on peut opter pour une lotion minérale teintée, qui corrige le teint en même temps qu’elle nous protège du soleil», suggère Dre O’Brien. Peu importe le type de filtre sur lequel on jette notre dévolu, il est primordial que l’étiquette de notre soin solaire indique qu’elle est à large spectre, nous protégeant ainsi des rayons UVA et UVB. 

  

Routine bien pensée 

  

Pour favoriser le bien-être de notre épiderme pendant la belle saison, on optimise notre routine beauté en misant sur des rituels spéciques et des actifs bien pensés. L’ingrédient qu’on devrait absolument retrouver dans nos soins? La vitamine C, dixit Dre O’Brien: «Incontournable, cette molécule antioxydante permet de contrer les taches pigmentaires causées par l’exposition au soleil. En l’utilisant en prévention, on retarde leur apparition.» On est adepte d’exfoliants chimiques, à base de AHA et de BHA, qui peuvent être photosensibilisants? «On peut continuer de les utiliser sans crainte l’été, quitte à les appliquer le soir avant le coucher, suivi d’un riche hydratant. La seule condition est d’incorporer un soin solaire chaque matin à notre routine, même si on ne prévoit pas une exposition prolongée sous les rayons UV», continue Dre O’Brien. C’est noté! 

  

 

 

  

Mission réparation 

  

Les gestes posés après une journée sous un soleil ardent ou une semaine à la plage sont indispensables pour dorloter notre épiderme éprouvé et lui donner un coup de pep. «Il est essentiel de nettoyer la peau en profondeur tout en respectant la barrière cutanée, afin d’éviter de provoquer des inflammations. Pour éliminer cellules mortes et résidus d’écrans solaires tout en douceur, on se tourne vers un exfoliant chimique avec des agents doux – comme de l’acide lactique, par exemple – ou un exfoliant physique ultra délicat qu’on utilise au maximum une fois par semaine. Ensuite, il faut veiller à hydrater l’épiderme en profondeur grâce à des émollients triés sur le volet. Après le soleil, la peau a besoin d’eau – et non d’huile – pour bien se stabiliser», conseille Anne-Sophie Brillouet, directrice recherche et développement des soins du visage chez Johnson & Johnson. Même son de cloche du côté de la dermatologue Meghan O’Brien: «L’exfoliation, qu’on la préfère chimique ou mécanique, est la clé pour désobstruer l’épiderme. Je suggère même d’employer une brosse nettoyante, comme la Clarisonic, pour une sensation de propreté inégalée, avant d’appliquer une lotion tonique. Ensuite, on cajole la peau avec des agents hydratants comme de la glycérine, ou alors des céramides, également reconnus pour leurs propriétés réparatrices.» 

  

 

 

  

Beauté d’été 

  

Quels sont les bons gestes pour adapter notre maquillage à la saison chaude? On suit à la lettre les conseils de Nina Park, artiste maquilleuse consultante pour Kiehl’s et maquilleuse de stars comme Brie Larson et Zoë Kravitz: «En été, on a souvent envie d’un maquillage plus léger, avec le moins de superpositions possibles. Je me tiens donc loin du fond de teint en optant plutôt pour une crème CC ou une crème hydratante légèrement teintée, idéalement formulée à base d’eau. C’est encore mieux si on y mélange quelques gouttes d’illuminateur liquide! Pour sublimer un hâle, j’aime bien fondre une touche de bronzeur liquide à la ligne des cheveux, sur les pommettes et sous la mâchoire, avant d’en mélanger un peu à un blush crémeux pour en réchauffer la teinte. Ensuite, on n’a qu’à tapoter une touche de baume à lèvres teinté sur notre moue et le tour est joué!» Effet bonne mine assuré! 

  

C’est chaud, c’est chaud 

  

On a attrapé un coup de soleil malgré toutes nos précautions et notre bonne volonté? On s’arme de soins adaptés pour calmer notre épiderme échauffé. «Il existe des recherches qui prouvent que l’aloès a bel et bien des propriétés anti-inflammatoires, idéales pour apaiser un érythème solaire. On s’assure aussi de jeter notre dévolu sur des soins hydratants, calmants, hypoallergènes et doux, suggère Dre O’Brien. S’il y a douleur et inflammation, on peut les calmer en ingérant de l’ibuprofène ou des stéroïdes oraux prescrits par notre médecin, et on atténue la sensation de brûlure en appliquant des compresses froides sur les zones irritées.» 

  

 

 

  

Tour de tête 

  

Si on est de plus en plus conscientisée à protéger notre peau du soleil, on a encore souvent tendance à négliger nos cheveux. Grave erreur! «Les rayons UV créent une érosion du  lm hydrolipidique qui protège notre chevelure des facteurs agressants, comme les radicaux libres, le sel et le chlore. Lorsqu’elle est entravée, cette protection naturelle rend les écailles de nos cheveux plus vulnérables, ce qui peut ultimement entraîner une perte de kératine et causer une cassure de la fibre», révèle Yannick Brisebois, copropriétaire du salon de coiffure U Salon Boutique, à Saint-Bruno-de-Montarville. Et bien qu’on doive toutes redoubler de prudence l’été, «les crinières frisées, qui s’assèchent d’être affectées», insiste David D’Amours, propriétaire du salon Privé par David D’Amours, à Montréal, et directeur éditorial au Canada pour Kérastase. Yannick Brisebois renchérit: «On associe souvent les produits solaires aux vacances, mais l’application de filtres UV devrait être faite durant toute la saison estivale afin de préserver la couleur et la santé du cheveu!» 

  

 Par: Théo Dupuis-Carbonneau | Photos: Getty Images, iStock 

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