Entrevue avec Ariane Moffatt: affronter ses peurs à 30 ans | Clin d'œil
/culture/quoifaire

Entrevue avec Ariane Moffatt: affronter ses peurs à 30 ans

Quel est le secret de ces femmes qui rayonnent sans se soucier des contraintes qu'on voudrait leur imposer parce qu'elles sont soit trop jeunes, soit trop vieilles? Au-delà de leur style ou de leur génétique, il serait surtout question de leur capacité à se réinventer à tout âge. La chanteuse Ariane Moffatt se confie sur comment elle affronte ses peurs dans la trentaine et on vous donne les pistes pour se réinventer à 30 ans!

«Dans ma vingtaine, j’avais le syndrome de l’imposteur. Le processus de coming-out a permis de m’affirmer dans mes choix, d’assumer pleinement qui je suis. J’ai mis des années avant que la Ariane perso soit en phase avec la Ariane publique, avant d’être à l’aise avec ces deux entités.

 

La tourmente de ma vingtaine a été apaisée par la trentaine et par l’arrivée des jumeaux, Paul et Henri. J’ai vécu une foule d’expériences — des spectacles, des voyages, des rencontres —, mais c’est la maternité qui m’a le plus ouverte à celle que je suis. Oui, il faut continuer d’avoir des rêves de grandeur, mais avec deux enfants, j’apprends à évoluer dans un terrain de jeu différent, un terrain tout aussi fertile en possibilités. J’ai découvert mes limites, la patience, le lâcher-prise... Sans basculer dans la complaisance, je m’agrippe moins aux détails.

 

 Les jumeaux m’ont donné tellement de force, de courage et d’amour. Toute l’énergie que je déployais dans ma quête du monde extérieur est maintenant investie ailleurs. Je n’ai plus l’impression que je dois aller chercher mon bonheur dans la performance. C’est apaisant. Je ne ressens pas non plus de sentiment de finalité. Je ne sais pas encore parfaitement qui je suis, j’ai seulement accompli une autre escale du voyage. Après tout, il faut toujours se réserver des surprises...»

 

Voici les pistes pour se réinventer à 30 ans: 

 

1- On se fait une détox digitale

 

«Friande de réseaux sociaux, on est bombardée chaque jour de photos stylisées. Le hic? Notre cerveau oublie que ce n’est pas la réalité. Plus ou moins consciemment, on entre en mode de comparaison. Et si on se débranchait quelques heures par jour (version sevrage doux) ou quelques semaines par mois (version sevrage intensif)?»

 

2-On fait de l’introspection

 

«Au lieu de tomber dans le piège des rénovations extérieures, comme une nouvelle coiffure, un nouveau condo ou un nouvel emploi, on mise sur les travaux intérieurs. Sinon, on réalise bien vite que notre nouvelle relation amoureuse ressemble étrangement à la précédente ou qu’on est encore plus stressée que dans notre ancien boulot. Quelles sont les peurs qui nous limitent? Quels sont les talents qui sommeillent en nous? Se réinventer ne signifie pas d’attendre notre bonheur, mais plutôt de prendre la pleine responsabilité de notre vie.»

 

3-On reste concentrée sur un projet

 

«Le grand danger de la trentaine est souvent l’éparpillement, indique la Dre Stéphanie Léonard. On est curieuse, on veut tout essayer, on est comme une enfant qui entre dans un magasin de bonbons! C’est normal pendant un moment, mais il faudra finalement se poser. Comme on est encore dans l’élan de la vingtaine, rien n’est encore cristallisé. Le défi est de s’assurer que nos choix de vie sont cohérents avec ce que l’on souhaite ultimement accomplir.»

 

4- On effectue un test psychométrique

 

«Il peut être intéressant d’utiliser tous les outils disponibles pour mieux se connaître professionnellement, indique Jessica Joyal, chasseuse de têtes. Plusieurs coachs et consultants se spécialisent dans les tests psychométriques. Se familiariser rapidement avec ses forces peut permettre de se lancer dans une carrière avec assurance.»

 

VOUS AIMEREZ AUSSI

Les confidences de Guylaine Tremblay sur son enfance

Entrevue avec Debbie Lynch-White

Maripier Morin: ses coups de coeur vestimentaires

 

Julie Champagne

À lire aussi

Et encore plus