Décès de la créatrice française Sonia Rykiel à 86 ans | Clin d'œil
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Décès de la créatrice française Sonia Rykiel à 86 ans

Sonia Rykiel s’est éteinte tôt ce matin à l’âge de 86 ans, après plus de 15 ans de lutte contre la maladie du Parkinson. Cette grande couturière qui a popularisé les tricots et les rayures a marqué l’univers de la mode avec ses créations libres et révoltantes qui ont réinventé la femme moderne. Hommage à sa vie en 14 dates marquantes.

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1930 : Naissance de Sonia Flis dans une famille juive russo-roumaine, à Paris. Sonia vivra la guerre adolescente et prendra soin de sa mère, atteinte du Parkinson.

 

1956 : Épouse Sam Rykiel, propriétaire de la boutique de mode Laura à Paris et donne naissance à sa fille Nathalie.

 

1961 : Viendra au monde son 2e enfant, Jean-Philippe, né aveugle.

 

1962 : Sonia se fait tricoter un pull moulant, court, en maille fine et très coloré par des couturiers italiens. Insatisfaite, la styliste perfectionniste en devenir le fait retoucher à 7 reprises; au 7e essai, Sonia réinventa le pull collant comme une seconde peau pour la femme.

 

1963 : Une amie journaliste de mode empruntera le modèle de Sonia qu’elle baptisera le «poor boy sweater» pour la couverture du Elle de décembre, porté par la chanteuse Françoise Hardy.

 

1964-1967 : Des femmes émancipées telles qu’Audrey Hepburn, Catherine Deneuve, Jacqueline Onassis ou Lauren Bacall porteront ses créations et participeront au mouvement de liberté des femmes.

 

1968 : Récemment divorcée et devenue populaire grâce à la frénésie du tricot emblématique, Sonia Rykiel ouvre sa maison de couture à Saint-Germain-des-Prés. Elle y vend des robes dessinées pour les futures mamans et des créations nonchalantes et insolentes sur lesquelles apparaissent les mots « Mode », « Lui », « Sensuelle ».... Les tricots, les rayures, le velours, les jupes sans ourlets et les coutures apparentes deviendront sa signature.

 

La créatrice, qui n’a jamais appris à manier les aiguilles, confie : «Comme je ne savais pas, car je n’ai jamais appris, j’ai fait autrement, j’ai fait à ma manière : pas d’ourlets, des pulls à l’envers, pas de doublure, des superpositions...»

 

1973 : Sonia Rykiel devient vice-présidente de la chambre syndicale du prêt-à-porter.

 

1977 : Elle devient la première créatrice à dessiner des modèles pour le catalogue de vente par correspondance Les Trois Suisses, qui se spécialise dans la mode pour enfants, les accessoires et les chaussures.

 

1990 : Confie les rênes de sa maison à sa fille Nathalie. 

 

1998 : Sonia Rykiel est diagnostiquée de la maladie du Parkinson.

 

2008 : Sonia confie au magazine Elle : «J’aime cette femme qui doit affronter de plus en plus la vie. Je me dois de continuer de l’habiller. Elle a besoin de bonheur et de tendresse. Et d’humour, c’est mon geste».

 

2012 : Sonia cosigne le livre « N’oubliez pas que je joue » (éditions L’iconoclaste) avec la journaliste Judith Perrignon et y publie : « Je serai jeune longtemps, je ne me laisserai pas happer par la vieillesse, je me battrai, me transformerai, je ne crois ni aux potions, ni aux massages, je ne crois qu’à l’allure, au déplacement du dos, de la tête, je deviendrai un symbole ».

 

2014 : La créatrice de mode française Julie de Libran imagine depuis les collections de la maison Sonia Rykiel.

 

Merci pour votre esprit libre et flamboyant qui nous laisse ce précieux héritage, Sonia Rykiel.

Véronique Lemay

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