CES 5 FEMMES ONT UN POINT COMMUN: saurez-vous trouver lequel? | Clin d'œil
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CES 5 FEMMES ONT UN POINT COMMUN: saurez-vous trouver lequel?

Elles sont belles. Elles sont confiantes. Et chacune de ces beautés, très différentes les unes des autres, pèse 145 livres, le poids moyen de la femme canadienne. Surprise? Et si le chiffre sur la balance ne voulait strictement rien dire?

Image principale de l'article Ces 5 femmes ont un point commun

  

«Il ne faut vraiment pas se fier seulement à la balance pour définir notre état de santé, tranche Karine Larose, kinésiologue et directrice des communications chez Nautilus Plus. Grandeur, quantité de muscles, pourcentage de graisse... Plusieurs variables entrent en ligne de compte.» 

  

À Anorexie et Boulimie Québec (ANEB), on ne mise ni sur le nombre de livres ni sur l’indice de masse corporelle, mais plutôt sur le poids naturel. «On a tous un poids avec lequel notre corps est bien, un poids vers lequel notre corps veut tendre ou rester, explique Mélanie Guénette-Robert, responsable du volet éducation et prévention à ANEB. Si on tente de lutter contre ce chiffre, notre corps fera tous les efforts nécessaires pour se protéger et revenir vers son poids naturel. On peut très bien être en santé sans avoir un poids dit“santé”. 

À l’inverse, une personne peut se situer dans cette tranche et ne pas être en santé.» 

  

Le verdict? Il faut toujours faire attention à l’interprétation des différents indicateurs de santé. «Il existe bien sûr des balises générales auxquelles on peut se fier, mais il importe de dresser un bilan complet et d’en faire une lecture personnalisée avec un professionnel de la santé, ajoute Karine Larose. Lui seul pourra nous dire si les normes établies correspondent vraiment à nos besoins.» 

  

Libérons-nous du pèse-personne! 

  

Les spécialistes sont unanimes: se peser systématiquement est une torture inutile et inefficace. «Notre poids varie quotidiennement de zéro à cinq livres, explique Mélanie Guénette-Robert. À lui seul, le chiffre indiqué sur le pèse- personne ne signifie pas grand-chose.» 

  

Ce qui est encore plus trompeur? Une prise de poids sur la balance peut simplement refléter le fait que notre corps est devenu plus ferme et plus mince, car la masse musculaire est plus lourde que le gras. «Si on est musclée, on aura l’air plus mince qu’une personne du même poids, qui a plus de graisse, explique la kinésiologue Karine Larose. Une livre de muscles occupe deux fois moins d’espace qu’une livre de graisse!» 

  

Le meilleur indicateur pour déceler une augmentation de poids? Les vêtements. «Si on se sent serrée dans notre pantalon ou dans notre chandail, c’est généralement un bon indice de gain de poids, assure Karine Larose. Les vêtements nous permettent d’évaluer plusieurs circonférences sans avoir besoin de sortir le ruban: la taille, les jambes, les hanches, les bras...» 

  

Comment se libérer de l’obsession de la balance et en finir avec la quête de beauté incessante? Mélanie Guénette-Robert propose de prendre du temps pour soi et de renouer avec notre corps tel qu’il est. «Nous vivons dans une société perfectionniste, explique l’intervenante à ANEB. On se met énormément de pression et on tente de satisfaire des exigences élevées dans toutes les sphères de notre vie, que ce soit personnellement, professionnellement ou physiquement. Il importe de penser enfin à soi, d’établir ses propres limites, de se réserver du temps de qualité... La perfection n’existe pas! Permettons-nous d’être humain et imparfait. On pourra ainsi apprendre à vivre pour soi, et non pas pour le regard des autres.» 

  

Pour ou contre photoshop: la chartre de Clin d'oeil 

  

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Catherine Christie (Gauche complètement) 

41 ans, 5 pi 6 po 

Votre poids habituel est-il de 145 livres? Oui. J’ai toujours pesé entre 137 et 145 livres. 

Ce poids, l’acceptez-vous? Avant de tomber enceinte, je pesais 138 livres. J’étais très en forme, je me sentais belle et bien dans mon corps. Six mois après mon accouchement, je pesais 142 livres. J’aimerais bien retourner à mon poids original, mais je n’en fais pas de cas. Je ne suis pas à quatre livres du bonheur! 

Surveillez-vous votre ligne? Oui, mais je suis contre les régimes. Je mange de tout avec modération et je tente de choisir les meilleurs aliments possibles. Je m’accorde des petits plaisirs toutes les semaines, comme du vin ou des desserts, mais je n’en mange pas tous les jours. Je fais également de l’exercice physique trois fois par semaine. 

Vous pesez-vous souvent? Une ou deux fois par semaine afin de surveiller mon poids. Lorsque je fais des excès, je le sais tout de suite. Je préfère gérer mon poids sur une base hebdomadaire que me réveiller dans six mois avec 10 livres en plus! 

Pourquoi avez-vous accepté de participer à notre projet? Je veux me faire un cadeau pour souligner mes 41 ans. Je souhaite également montrer aux jeunes femmes que, même en prenant de l’âge, on peut être belle naturellement, sans aucune intervention esthétique ou chirurgicale. 

  

Joanie Lavoie (Culotte rayée) 

26 ans, 5 pi 4 po 

Votre poids habituel est-il de 145 livres? Non. À l’adolescence, je «gravitais» autour de 165 livres pour finalement atteindre 175 livres, ce qui a été un élément déclencheur. C’était assez! J’ai maigri beaucoup en suivant un régime. Mon poids a fait le yoyo pendant deux ans, mais il est stable depuis un an environ. 

Ce poids, l’acceptez-vous? J’ai déjà pesé 127 livres. Je me sentais super bien dans mon corps, mais je n’avais aucune énergie, car je ne mangeais pas suffisamment. À 145 livres, je peux faire du sport, manger à ma faim et me permettre un petit plaisir de temps à autre. Quand je pèse plus de 145 livres, je ne me sens pas bien physiquement. Quand je pèse moins de 145 livres, les sacrifices sont trop grands, et mon moral ainsi que mon énergie s’en ressentent. Ce n’est donc pas un poids parfait, mais c’est celui avec lequel je me sens le mieux. 

Surveillez-vous votre ligne? Oui. Aussitôt que je me sens serrée dans mon pantalon, je réduis mon apport calorique. C’est un réflexe naturel, mais qui reste exigeant. J’ai le bec sucré et j’ai toujours faim. Je peux facilement gagner une dizaine de livres, surtout en période de stress! 

Vous pesez-vous souvent? Je surveille mon poids tous les jours, mais mes vêtements restent mon premier indicateur. En revanche, je consulte ma balance sans peur ni angoisse. C’est plus une «accompagnatrice». 

Pourquoi avez-vous accepté de participer à notre projet? Je le vois comme un défi personnel, une expérience unique. Et j’ai envie de découvrir les coulisses d’une séance photo! 

Poser en sous-vêtements dans un magazine de mode, vous anticipiez ça comment? Juste en parler me fait rougir! Il est stressant de se dévoiler ainsi. Je me préfère habillée. Même au gym, je ne suis pas du genre à me balader en soutien-gorge. Je dois cependant avouer que c’est surtout le résultat qui m’angoisse. Quelle photo va être choisie? Quelle sera la réaction de mon entourage? À suivre! 

  

Cloé Paradis (Soutien-gorge noir) 

24 ans, 5 pi 4 po 

Votre poids habituel est-il de 145 livres? Non. Je me situe au-dessus de la barre du 140 livres depuis seulement un an. J’étais une adolescente plutôt maigre, même si je mangeais énormément. Dans la vingtaine, j’ai eu un coup de «madame». Mes hanches ont explosé, et des formes sont apparues. 

Ce poids, l’acceptez-vous? Je suis de celles qui croient que le poids importe peu. Les gens sont souvent surpris de savoir que je pèse 145 livres. J’ai dansé toute ma vie, alors j’ai des cuisses et des abdominaux musclés. J’aime mes formes et je ne souhaite pas retrouver le poids de mes 17 ans. 

Surveillez-vous votre ligne? Avec modération. J’adore manger santé; ce n’est pas difficile pour moi. En revanche, je suis extrêmement gourmande. Je ne me prive pas des petits plaisirs de la vie, comme manger au restaurant et boire des bulles! 

Vous pesez-vous souvent? Peu. Je me tiens à distance de ma balance. Je monte dessus seulement quand je fais des changements majeurs dans ma routine. Si je fais beaucoup plus attention pendant quelques semaines, que je cuisine davantage à la maison et que je m’entraîne beaucoup, je me pèse pour voir si mes nouvelles habitudes ont une incidence sur mon poids. J’ai aussi un vieux jean qui est un baromètre infaillible! 

Pourquoi avez-vous accepté de participer à notre projet? En tant que fervente défenseure d’une image corporelle diversifiée, je suis heureuse de pouvoir montrer que la beauté peut se présenter sous toutes les formes. Certaines amies pensent que 145 livres, c’est trop. Mais non! Je suis une vraie fille et je ne fais pas d’embonpoint. Ça m’attriste de voir des femmes prisonnières de leur corps ou obsédées par leur balance. 

Poser en sous-vêtements dans un magazine de mode, vous anticipiez ça comment? Ça ne me gêne pas du tout. Je dis souvent que ma mère a oublié de me transmettre le gène de la pudeur! 

  

Selon anorexie et boulimie québec,on a tous un poids avec lequel notre corps est bien, un poids vers lequel notre corps veut tendre ou rester. Si on tente de lutter contre ce chiffre, notre corps fera tous les efforts nécessaires pour se protéger et revenir vers son poids naturel. 

  

Audrey Gosselin (Ensemble fleuri) 

34 ans, 5 pi 2 po (et 3/4!) 

Votre poids habituel est-il de 145 livres? Je suis stable depuis trois ou quatre ans, mais avant, je pesais entre 135 et 150 livres. 

Ce poids, l’acceptez-vous? Ce n’est pas mon poids qui m’importe, mais comment je me sens, comment je me vois. Certaines périodes sont plus difficiles, même si mon poids ne change pas. Par exemple, quand l’hiver traîne de la patte, la fatigue et le stress jouent sur mon moral. Mes émotions et mon état d’esprit influencent énormément la perception que j’ai de mon corps. 

Surveillez-vous votre ligne? J’essaie de faire attention, mais je ne me prive pas de grand-chose. Je ne mange pas quatre poutines par semaine et je m’entraîne. Ce sont des réflexes de plus en plus naturels, mais rester en bonne santé est un travail de longue haleine. 

Vous pesez-vous souvent? Je n’ai pas de balance. Je me pèse uniquement quand je vais chez mes parents.  

Pourquoi avez-vous accepté de participer à notre projet? C’est un coup de tête. Je le fais un peu par orgueil, pour me prouver que je suis capable de le faire. J’espère convaincre les femmes de changer la vision qu’elles ont de leur propre corps et d’adoucir le regard qu’elles posent sur la silhouette des autres. 

Poser en sous-vêtements dans un magazine de mode, vous anticipiez ça comment? Avec nervosité! Mais voulais en profiter pour me laisser dorloter. 

  

Manu Giovanni (Droite complètement) 

30 ans, 5 pi 10 po 

Votre poids habituel est-il de 145 livres? C’est mon nouveau poids «de croisière». À une certaine époque, je pesais beaucoup moins et, paradoxalement, je n’étais pas du tout satisfaite de mon corps. 

Ce poids, l’acceptez-vous? Certains jours, je l’accepte plutôt bien, d’autres jours, j’aimerais le troquer contre un autre. Tout n’est pas rose. Avec le temps, j’ai compris l’importance de la santé mentale sur la perception qu’on a de notre corps. Quand on est bien dans sa tête, en principe, on s’accepte plus facilement tel qu’on est. 

Surveillez-vous votre ligne? Oui, mais de manière beaucoup moins rigoureuse et moins obsessionnelle que par le passé. J’essaie autant que possible de poser de bons gestes pour ma santé en adoptant de saines habitudes de vie. 

Vous pesez-vous souvent? À l’époque où j’étais beaucoup plus mince, j’avais une balance. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et je m’en porte bien mieux! Surveiller mon poids était devenu obsessionnel. Au nom de mon bonheur et de ma santé, je me suis débarrassée de cette manie. 

Pourquoi avez-vous accepté de participer à notre projet? J’ai été interpellée par le message qui véhicule l’idée que peu importe l’âge, la taille ou la silhouette, il n’y a pas de référence unique ni universelle de la beauté. Ce qui est bien pour une ne l’est pas nécessairement pour une autre. J’ai longtemps fait partie de ceux qui croyaient que le bonheur passait par le poids. Aujourd’hui, je mise plutôt sur mon bien-être physique et psychologique. 

Poser en sous-vêtements dans un magazine de mode, vous anticipiez ça comment? J’étais un peu stressée! Ce n’est pas quelque chose qui me rend à l’aise, mais je le fais pour la bonne cause. 

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