Beauté: tout ce qu'il faut savoir sur les gadgets technos | Clin d'œil
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Beauté: tout ce qu'il faut savoir sur les gadgets technos

Les outils technologiques à utiliser chez soi pour se faire une beauté ont le vent dans les voiles. Tour d’horizon de ces gadgets qui nous changent la vie! 

 

S’il y a belle lurette que les scientifiques tentent d’intégrer la technologie aux soins de beauté (Nikola Tesla a essayé sans succès le rayon à haute fréquence à des fins esthétiques au début du XXe siècle) et que certaines innovations font maintenant partie du paysage (comme les épilateurs électriques, introduits dans les années 1980), on peut dire que c’est l’arrivée de la brosse Clarisonic sur le marché en 2004 qui a donné un coup d’envoi massif au développement d’outils technos au service de la beauté. 

 


C’est en travaillant sur une brosse à dents utilisant la technologie sonique qu’une équipe de scientifiques dont faisait partie le Dr Robb Akridge a eu l’idée de ces brosses pour le visage. Après quelques tâtonnements, les chercheurs ont finalement trouvé une fréquence de pulsations unique faisant osciller les poils de la brosse de quelques millimètres seulement, mais à la vitesse de l’éclair. Résultat? Des pulsations propulsant l’eau dans les pores pour déloger toutes les impuretés, mais sans irriter la peau. Plus de 15 millions de brosses Clarisonic ont trouvé preneur, et l’offre s’est étoffée. Foreo, fondée en 2013, propose une multitude de déclinaisons de sa célèbre brosse Luna, qui diffuse des pulsations à travers son design en silicone. 

 


Pendant ce temps, Carol Cole, créatrice de NuFace (entreprise chef de le des soins anti-âge non invasifs), expérimentait le microcourant pour tonifier la peau. Les physiciens qui ont mis au point le LightSheer trimaient, eux, sur une version compacte du laser diode épilatoire. Ainsi est née Tria Beauty, entreprise qui a lancé le premier outil d’épilation au laser approuvé par la FDA. Ces deux marques sont arrivées sur le marché en 2005. Après? Boum! Une foule d’autres bidules utilisant la technologie se sont mis à pleuvoir.

 


Maison versus salon

 


Selon la firme de consultation Kline & Company, les ventes globales de gadgets beauté technos ont connu une hausse de 10 % en 2015. «On note effectivement un intérêt accru de la part des consommatrices», constate hHélène Leblond, propriétaire associée d’EQlib Medispa, institut qui distribue quelques-uns de ces appareils depuis une dizaine d’années.

 


C’est que ces petits gadgets offrent de nombreux avantages. Le premier étant de bénéficier de ces nouvelles technologies sans sortir de chez nous. On l’a dit, l’objectif de Tria Beauty était justement de transformer le LightSheer, une machine pesant 60 kg se détaillant 100 000 $, en un bidule à main efficace pour la maison. Le Tria Laser 4X nous permet aujourd’hui de tester le laser épilatoire sans passer par le salon d’esthétique ou en y espaçant nos visites, allégeant ainsi notre agenda tout en bonifiant notre budget beauté. 

 


Car c’est là une autre qualité de ces innovations: certaines présentent un excellent rapport qualité-prix si on compare leur coût à celui d’un traitement en institut. «C’est une bonne façon de diminuer le nombre de soins en cabine et de maintenir, voire bonifier, les résultats», ajoute Hélène Leblond, qui voit une amélioration de taille dans le grain de peau de ses clientes utilisant rigoureusement le réducteur de rides NuFace et la brosse Clarisonic entre leurs soins en salon.

 


Le masque de luminothérapie antiacné de nNeutrogena, lancé l’automne dernier, est un bon exemple. En l’utilisant seulement 10 minutes par jour, on peut miser sur une combinaison de DEL bleues et rouges pour dire adieu à nos boutons. Comment ça marche? La lumière bleue traque la bactérie P. acnes, responsable de la prolifération des boutons, alors que la lumière rouge réduit l’inflammation. Un mix probant qui peut aussi compter sur la forme du masque qui traite tout le visage. «Sa forme recourbée permet à la lumière de se réfléchir de la surface de la peau à celle du masque pour retourner sur la peau afin d’exploiter au maximum le potentiel de chaque séance. Nous avons même mis des ampoules additionnelles près des principales zones du visage sujettes à l’acné», explique Anne-Sophie Brillouet, directrice de la recherche et du développement visage pour Johnson & Johnson. Et comme les études cliniques menées par des investigateurs indépendants ont révélé d’excellents résultats, ce masque est un produit intéressant à ajouter à son rituel de soins. 

 


Un bémol? Chez nous, on ne profite pas de l’expertise live de spécialistes comme lorsqu’on reçoit des soins en cabine. De plus, ces spécialistes sont formés à manœuvrer des appareils plus performants.

 

 

Petits outils, grands effets

 


Certains gadgets technos ont aussi le chic pour nous faciliter la vie en faisant, par exemple, le pari de la personnalisation. «Les consommateurs souhaitent mieux comprendre leur peau a n d’en prendre soin et de pouvoir construire leur propre régime beauté», explique Mme Brillouet. Sephora l’a compris en mettant à notre disposition le Color IQ, programme créé en 2012 en collaboration avec le Pantone Color Institute. Son but? Nous aider à mettre le grappin sur LA couleur de fond de teint qui correspond pile à notre carnation. Suffit de passer en magasin pour tenter l’expérience gratuitement. On appliquera alors l’appareil de saisie de couleur Pantone sur trois zones différentes de notre peau. Les résultats seront compilés dans une base de données qui renverra un code, «ze» nuance qu’on pourra utiliser pour faciliter notre shopping sur place ou en ligne. Bon à savoir: l’outil peut aussi servir à dénicher les parfaits anticernes, rouge à lèvres ou crème de soin en fonction des besoins de notre épiderme!

 


Puis, la technologie au rayon beauté, ça fait littéralement des petits, question proportions. En effet, nos gadgets rétrécissent à vue d’œil, gagnant en flexibilité et en précision. C’est ce qui est arrivé au séchoir à cheveux Dyson, le Supersonic, lancé en août 2016. Beaucoup plus léger et compact qu’un séchoir conventionnel (il pèse 0,8 kg), il n’en est pas moins performant. C’est qu’après quatre ans de recherche et 100 millions de dollars d’investissement, les ingénieurs de James Dyson ont réussi à combiner différentes technologies comme le Air Multiplier (propulsant l’air à très grande vitesse), le moteur numérique v9 (mais à la bonne pression), l’aéroacoustique et la thermistance (des conducteurs thermosensibles faisant varier la température) pour arriver à un séchoir quasi silencieux, séchant rapidement les cheveux tout en les rendant brillants. «Ce séchoir diminue de beaucoup les dommages à la chevelure causés par un séchage excessif», explique Ed Shelton, ingénieur en introduction de nouveaux produits chez Dyson. Bien pensé! 

 


Budget à prévoir

 


Quelle est la somme à débourser pour bénéficier de telles avancées? Les prix varient énormément. Pour un masque de luminothérapie Neutrogena à 49 $, on trouve un dispositif tonifiant pour le visage NuFace à 479 $ et un système d’épilation Tria Beauty Laser 4x à 545 $. Entre les deux, beaucoup de possibilités! Même à l’intérieur d’une même catégorie, les prix fluctuent. La brosse nettoyante Clinique se détaille à 111 $, par exemple, alors que les prix des brosses Clarisonic ou Foreo se situent davantage entre 150 $ et 300 $. Même chose pour les masques de luminothérapie. Ceux de la marque Aduro se vendent plutôt 249 $ US, contre un prix plus qu’abordable pour Neutrogena. 

 


Pour rentabiliser notre investissement et faire le meilleur choix, Hélène Leblond propose trois trucs: «on se réfère aux critiques qu’on peut lire en ligne ou dans les magazines, on laisse le temps aux outils de faire leurs preuves et on s’assure qu’ils sont garantis au moins un an.» 

 


Un œil sur l’avenir

 


A voir ce qui s’est tramé ces dernières années, l’avenir semble des plus excitants. Certaines compagnies font de leurs outils des alliés multitâches. C’est le cas de Clarisonic, qui a récemment lancé son pinceau fond de teint sonique, compatible avec toutes les brosses Clarisonic, pour un maquillage qu’on dirait fait à l’aérographe. Hélène Leblond croit fortement que le microcourant n’a pas dit son dernier mot. Anne-Sophie Brillouet et son équipe poursuivent leur expérimentation des diverses longueurs d’onde et sources de lumière. Pour Charmaine Cooper, responsable de l’éducation chez Dermalogica, ce qui nous guette, c’est l’ultrapersonnalisation. «La nouvelle génération d’outils sera intelligente. Ces gadgets pourront lire notre peau, et déterminer quels en sont les problèmes et quelles sont les solutions à apporter. Nous pourrons utiliser ces métadonnées (le taux de pollution, par exemple) pour répondre précisément à nos besoins, mais aussi suivre l’évolution de notre peau à tout moment de la journée et réajuster le tir.» Une beauté quasi instantanée!

 

Photos: iStock

 

Valérie Schiltz

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