Anouk Meunier: saine et sereine | Clin d'œil
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Anouk Meunier: saine et sereine

On a demandé à la chaleureuse animatrice de partager avec nous sa recette du bonheur. Entrevue.

 

 

  

Radio, télé, développement de projets tous azimuts... L’an dernier, Anouk Meunier a manoeuvré entre l’animation de La Terrasse sur les ondes de Rythme FM, de La Voix Extra et de la controversée émission de téléréalité XOXO. Après six années à l’animation de Salut Bonjour Weekend, la blonde de 39 ans a d’ailleurs décidé de passer à une autre étape. Avec son enthousiasme habituel, Anouk Meunier s’ouvre à de nouvelles possibilités depuis le début de 2019. Celle qui a lancé une série d’accessoires déco en collaboration avec Otelia Maison et Textiles Patlin, Anouk Collection Maison, a aussi eu l’honneur de devenir l’ambassadrice de la marque Garnier. Mais surtout, l’animatrice souhaite profiter de son horaire moins chargé pour faire place à plus d’équilibre dans sa vie en compagnie des gens qu’elle aime. Pour la première fois depuis belle lurette, elle fait le choix de se poser, tout heureuse de laisser plus de place à la spontanéité... et fin prête à se laisser surprendre par ce que la vie voudra bien lui proposer. 

  

Tu sembles toujours optimiste, de bonne humeur... As-tu une part d’ombre?  

  

Je suis obligée de dire que j’ai vraiment le bonheur facile! Je ne me lève pas bougonne. Par contre, je suis très franche et directe. Si quelque chose ne fait pas mon affaire, je n’ai aucune difficulté à m’imposer. Je règle les choses au fur et à mesure et je ne laisse pas traîner les conflits. Je pense que si j’ai la chance de ne pas trop me rendre dans mes zones d’ombre, c’est peut-être parce que j’arrive à me libérer l’esprit à mesure que les irritants se manifestent. 

  

Justement, les critiques envers XOXO ont été plutôt vives. Tu as d’ailleurs été caricaturée dans le dernier Bye Bye. Comment l’as-tu reçu?  

  

J’ai décidé de le prendre avec beaucoup de légèreté! En dépit des critiques négatives envers l’émission, mon travail n’a jamais été attaqué. Les deux premières semaines, j’ai trouvé difficile de recevoir les commentaires des gens, notamment ceux qui m’ont écrit pour me dire que je les décevais. Malgré tout, j’ai fait du mieux que je pouvais, car on m’avait donné un mandat, et je n’allais pas lui accorder moins d’importance parce que le show ne recevait pas l’accueil espéré. Est-ce que c’était le concept d’une vie? Pas du tout. Je n’ai jamais eu la prétention de dire qu’on allait aborder de grands enjeux sociaux non plus! (Rires) Aujourd’hui, j’en retiens surtout que c’est sain de ne pas uniquement enchaîner les succès. Tout le monde passe par là! J’ai été déçue, oui, mais je garde la tête haute. On fera mieux la prochaine fois! 

  

Tu n’es d’ailleurs pas une habituée des réalisations mal reçues. Au contraire, ton travail est souvent encensé. Dans Caféine ou Salut Bonjour, par exemple...  

  

Mes débuts devant la caméra, je les ai faits comme présentatrice météo et circulation à l’émission Caféine, animée par Gildor Roy à TQS. Ça a été tellement formateur, et il y avait sur ce plateau une telle folie! Je pense que j’ai ri à en pleurer tous les matins... On était une vraie famille. Comme pour Salut Bonjour! C’est pour cette raison que je me suis questionnée deux ans à savoir si je devais poursuivre ou non la version estivale de Salut Bonjour Weekend. Ça fait six étés que mon chum [ndlr: Daniel Melançon, chroniqueur sportif à Salut Bonjour] se lève au milieu de la nuit la semaine, alors que je passe mes fins de semaine à Québec pour tourner. Résultat: l’été, on ne dort jamais ensemble, et on ne peut pas partir en voyage ou en escapade... C’est beaucoup de compromis! Cette émission fera toujours partie de moi, mais j’étais prête à laisser ma place à quelqu’un d’autre. Devant moi, il y a une nouvelle page blanche, mais ça ne m’insécurise pas. Au contraire, je trouve ça excitant! 

  

Et tu ne te cantonnes pas à l’animation. On a récemment appris que tu avais été choisie comme ambassadrice Garnier. Pourquoi as-tu accepté de t’associer à cette marque?  

  

J’aime le fait qu’elle propose des produits accessibles, formulés à base d’ingrédients naturels. C’est une marque qui m’a toujours suivie. Depuis quelques années, le correcteur de racines Express Retouch est devenu mon arme secrète. Quand je n’ai pas le temps de passer au salon de coiffure parce que j’enchaîne les tournages, ça me permet de camoufler ma repousse rapidement. 

  

Tu as également lancé il y a quelques mois Anouk Collection Maison, une gamme de coussins et de rideaux... Comment cela est-il arrivé dans ta vie?  

  

On m’a d’abord proposé de créer un coussin pour l’Expo habitat Mauricie, dont je suis porte-parole. De fil en aiguille, ce qui devait être un seul coussin est devenu une collection complète! On m’a laissé une grande liberté créative sur le plan de la couleur, du graphisme, de la typographie... Et j’ai ca-po-té! Je suis tellement contente que ce soit 100 % fait au Québec, offert à un prix accessible et d’aussi bonne qualité! 

  

 

 

  

Dirais-tu qu’il y a en toi une fibre entrepreneuriale?  

  

Oh oui! Si je n’étais pas dans le domaine artistique, c’est évident que je serais entrepreneure. Mon père et mon frère sont dans les affaires et je sais que c’est dans mes gènes. Dans le passé, j’ai lancé une collection de cotons ouatés avec Dailystory, une robe et un jumpsuit avec Le Château... Maintenant, je vais vers la déco. Je suis contente d’avoir de si belles occasions d’exploiter la dimension plus créative de ma personnalité. On verra où ça me mènera! 

  

D’après toi, que t’ont transmis tes parents et qui te sert dans les diverses facettes de ta carrière?  

  

La capacité d’émerveillement, la rigueur, la créativité, la curiosité... Quand j’étais enfant, ils me laissaient essayer tous les cours qui m’intéressaient: sports, piano, origami, etc. On ratissait très large! Mes parents m’ont permis de voyager énormément, m’ont donné envie de voir le monde, de m’intéresser aux gens. Ils m’ont surtout enseigné l’importance d’être reconnaissante pour tout ce que j’ai. 

  

Tu es la plus jeune de trois enfants. Quel est ton rapport avec ta fratrie?  

  

Ma mère m’a eue à 42 ans. Lorsque je suis née, mon frère avait 14 ans et ma soeur, 16. Ils ont été très présents pour moi quand j’étais petite, et j’ai de beaux souvenirs d’enfance. Aujourd’hui, ma soeur est médecin et habite en Ontario, et mon frère, qui est homme d’affaires, vit en Russie. Dans les dernières années, on s’est beaucoup rapprochés. C’est super important pour moi de les avoir dans ma vie, de pouvoir profiter de leur présence quand ils sont de passage ici. Je ne fais plus de compromis là-dessus. 

  

On t’entend rarement parler de ta vie privée. Pourtant, tu es l’une des personnalités québécoises les plus suivies sur les médias sociaux. Te considères-tu comme une influenceuse?  

  

Mes employeurs m’ont demandé de m’y inscrire à l’époque où je tournais Accès Illimité, parce que ça me permettait de partager des contenus exclusifs. Depuis, c’est essentiellement pour le travail que j’utilise les réseaux sociaux, mais il m’arrive d’y publier des photos plus personnelles ou de partager les détails de mes looks, ce qu’on me demande souvent. De plus, je suis toujours contente de donner une visibilité à différentes causes, comme celle de Sclérodermie Québec, qui aide les gens aux prises avec cette maladie auto-immune encore méconnue. 

  

Au fil de ta carrière, tu as eu la chance d’interviewer de grandes stars. Y a-t-il une entrevue qui t’a particulièrement marquée? 

  

Pour Accès Illimité, j’ai adoré rencontrer des artistes comme Sting ou Francis Cabrel, tout comme j’ai été marquée par des discussions sur le deuil avec Mariloup Wolfe et Corneille, par exemple. Je ne pourrais pas choisir une seule entrevue qui se distingue des autres, parce que je les estime toutes d’importance égale. Pour moi, tout le monde a une histoire à raconter. D’ailleurs, j’ai aussi reçu des confidences qui ne sont jamais passées à l’écran pour des questions de montage, et qui n’appartiennent qu’à moi. Elles sont tout aussi précieuses. 

  

En entrevue, beaucoup aimeraient bien te voir te confier sur ton désir – ou non – d’enfants... Selon toi, est-ce sexiste de questionner davantage les femmes que les hommes sur la parentalité?  

  

Probablement que mon chum ne se le fait pas demander autant que moi! (Rires) Mais est-ce sexiste? Je choisis de le voir autrement. Je crois que les gens aiment le couple que je forme avec Daniel, et qu’ils se préoccupent de notre bonheur. Cependant, on peut tout à fait faire le choix de laisser un peu plus de place à la carrière pour avoir des enfants plus tard. De mon côté, c’est une idée qui fait son chemin et je n’ai pas encore pris de décision. Mais je refuse de ressentir une pression sur cette question, car c’est très personnel. Le jour où j’aurai quelque chose à annoncer au public, je le ferai. 

  

Et comme intervieweuse, es-tu à l’aise de questionner les personnalités sur leur désir d’enfants?  

  

J’aime en parler de façon générale, mais je ne suis pas du genre à creuser. Je m’efforce toujours de le faire avec beaucoup de respect. Les artistes n’ont pas à nous tenir au courant d’un tel projet. C’est un sujet tellement intime, et on ne sait pas ce que les gens vivent! Je n’ai pas envie d’être celle qui appuie sur le bobo. 

  

 

 

  

EN MODE SANTÉ! 

  

Pratiquais-tu un sport, plus jeune?  

  

J’ai été très sportive jusqu’à l’âge de 18 ans. Je faisais de la compétition en nage synchronisée, ce qui me demandait énormément de rigueur. C’est un sport vraiment complet et exigeant. J’ai aussi fait beaucoup de danse. 

  

Quelle place prend aujourd’hui le sport dans ta vie?  

  

Malheureusement, il a été relégué au second plan. À travers les années, il m’est arrivé de m’entraîner au gym, de suivre des cours de zumba, mais jamais de façon régulière. J’admets que j’ai un peu perdu mes capacités cardio. Avec mon iPhone, je fais toutefois des programmes courts d’entraînement de 15 minutes chaque matin, puis je marche beaucoup. Et l’hiver, je skie! En ce moment, j’envisage aussi de recommencer à nager régulièrement. 

  

Vu ton métier, ressens-tu la pression de t’entraîner pour bien paraître?  

  

Quand je bouge, c’est d’abord et avant tout pour conserver ma vitalité; je ne souhaite pas perdre de poids ou devenir super musclée. Je suis bien consciente que j’évolue dans un métier d’image, mais je crois sincèrement que ma personnalité est plus forte que mon look, et je refuse qu’il me définisse! Si un jour, des personnes du milieu commençaient à me critiquer sur mon apparence ou sur le fait que j’ai des rides, par exemple, ce serait pour moi le signe que l’industrie ne correspond plus à mes valeurs profondes. 

  

 Texte: Véronique Alarie | Photos: Neil Mota | Stylisme: Véronique Delisle 

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