C'est la fin pour les boutiques québécoises Bizou | Clin d'œil
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C'est la fin pour les boutiques québécoises Bizou

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Galerie Rive-Nord

Les boutiques de bijoux et accessoires Bizou ferment leurs portes.  

Selon EnBeauce.com, qui cite une source confidentielle, les employés auraient appris la nouvelle hier. Il restait une cinquantaine de succursales à la chaîne qui s’était placée à l’abri de ses créanciers en octobre 2020. Au printemps 2021, 24 des 85 boutiques avaient été fermées avec l’espoir de remettre l’entreprise sur les rails. 

Bizou, qui employait 400 personnes dans ses beaux jours, avait réduit ses équipes à 325 employés lors de la restructuration. L’entreprise, présidée par Marcel Labrecque et propriété de la famille Labrecque, avait accumulé une dette de 10 M$ lorsqu’elle s’est placée sous la protection de la Loi sur les faillites et l’insolvabilité.

La perte de clientèle liée aux confinements et le transfert des achats vers le numérique auraient causé les difficultés financières du commerce. La fermeture des opérations en France en 2019 avait aussi entraîné des pertes importantes.

La ompagnie continue toutefois de miser sur sa boutique en ligne où l'on retrouve bijoux et accessoires mode. 

Fondée en 1982 à Sainte-Marie-de-Beauce, Bizou International n’a fait aucune annonce publique des nouvelles fermetures et les employés auraient appris la nouvelle de leur congédiement sans préavis. 

Les appels et courriels du Journal de Montréal au siège social sont restés sans réponse. Ce matin, le service à la clientèle répondait toujours présent, mais l’employée à qui nous avons parlé ne semblait au courant de rien. Cet après-midi, les appels téléphoniques étaient dirigés vers une boîte vocale. Des appels logés en après-midi dans des succursales de Montréal, Québec et Saguenay sonnaient dans le vide.

Le syndic Ernst & Young qui avait accompagné Bizou dans sa restructuration et sa proposition aux créanciers n’était plus lié au dossier depuis plusieurs mois et ignorait la triste issue des boutiques lorsque nous l’avons joint.  

- Avec la collaboration de Philippe Langlois et Dominique Lelièvre

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