Ma sœur est toujours en compétition avec moi... je fais quoi? | Clin d'œil
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Ma sœur est toujours en compétition avec moi... je fais quoi?

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«Depuis qu’on est toutes petites, ma sœur Camille se compare à moi. J’avais un nouveau jouet, elle en réclamait un plus gros. Vingt ans plus tard, rien n’a changé. Après avoir essayé de me voler mon chum et tenté de courir plus vite que moi au marathon de Boston, elle n’arrête pas de ridiculiser mes ambitions. Rien que dimanche dernier, au souper de famille, elle contredisait tout ce que je disais, en s’extasiant sur son agneau braisé fancy. Heureusement, je n’ai pas annoncé à la tablée qu’Éloi et moi, on veut un bébé. Elle trouverait le tour d’avoir des triplés, un mois avant moi. Argh!»

Sainte Noémie, je compatis. Vous m’écrivez que ce conflit remonte à l’enfance. Mais puisque je ne détiens pas un doctorat en psycho (quoique tous les experts affirment qu’entre fusion et rivalité, la fratrie construit notre identité), je m’en tiendrai à ceci: votre cadette se cherche furieusement une place pour exister. Là où ça coince, c’est lorsqu’elle s’entête à vouloir exister plus et mieux que vous. Bref, c’est l’enfer.

Alors que faire? Ou plutôt que ne pas faire? Tout d’abord, résistez à la tentation de marcher sur des œufs, de vous faire toute petite en présence de Camille ou de banaliser votre chance. Ça ne ferait que nourrir son délire de toute-puissance. À l’opposé, évitez d’en rajouter une couche. De vous vanter de votre nouveau condo écolo et de votre dernière retraite de yoga à Porto Escondido. Vous attiseriez sa jalousie illico. Et même si ça vous démange, abstenez-vous de la remettre à sa place, surtout devant vos proches. Car en l’humiliant, vous aggraverez son ressentiment. 

Le bon plan: soyez futée. Battez votre sœur (façon de parler, hein!) à son propre jeu. Ignorez ses insinuations, airs supérieurs et entourloupes. Assumez-vous. Vivez votre vie. Après tout, son obsession de vous dépasser, eh bien, ce n’est pas votre problème. Pour cela, vous devrez être forte, très forte.

Hum! pas sûre de votre shot? Alors, optez pour cette tactique, diablement plus subtile. Surprenez Camille pour mieux la désarmer. Faites de votre rivale une alliée. Complimentez-la, surtout en public. Inondez-la de cadeaux. Demandez-lui conseil. Montrez-vous vulnérable. Avouez- lui que votre retraite de yoga n’était pas si trippante que ça et que vous avez calé une bouteille de tequila en cachette. Bref, soyez sa BFF. Dites-vous que ce n’est pas facile de se réjouir du bonheur des autres (surtout du vôtre) quand on doute constamment de soi. Autant de grandeur d’âme, c’est contre-intuitif. Et ça ne sera pas de la tarte tous les jours. Mais vous savez quoi? Ça marche! Tentez le coup. Ne serait-ce que pour vous-même.

Car voyez-vous, chère Noémie, ça vous évitera d’avoir à jouer le mauvais rôle de l’aînée frustrée. Et d’envoyer des textos amers à votre frère adoré pour lui dire que la «p’tite sœur» est criblée de dettes ou que son fiancé si pââârfait la trompe. Ce serait mal. Beaucoup plus mal que les pulsions compétitives de votre sœurette mal-aimée. Parole de Kiki.

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