«Heaven, Wait» de Ghostly Kisses: vers la lumière | Clin d'œil
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«Heaven, Wait» de Ghostly Kisses: vers la lumière

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Fred Gervais

Margaux Sauvé, qui collabore actuellement avec le pianiste et compositeur Louis-Étienne Santais, s'apprête à lancer Heaven, Wait pour son mélancolique projet pop aux accents électro Ghostly Kisses. Elle nous éclaire sur la création de cet attendu premier album.

Ton écriture est empreinte de sensibilité, qui prend souvent racine dans des sujets intimes. Et tu sembles aller encore plus loin dans ce premier effort.

Tout à fait. Autant musicalement que personnellement, aujourd’hui, je me sens plus en confiance pour mettre en lumière certaines facettes de moi et des phases de ma vie, dont ma dépression – que j’évoque dans Blackbirds. Quand on vit une émotion à 100%, c’est difficile de l’exprimer sans que ça fasse trop mal. Aujourd’hui, j’arrive à porter un regard extérieur, plus détaché. 

C’est aussi la première fois que tu parles, dans la chanson-titre de l’album, de ta relation amoureuse avec Louis-Étienne Santais. Qu’est-ce qui t’a donné envie de le faire?

Mes chansons sont souvent mélancoliques! Cette fois, et tout naturellement, j’ai eu envie d’écrire sur cette relation si positive et si importante pour moi. Je ne pouvais pas passer à côté de notre complicité. On a toujours été très attirés l’un par l’autre. Sa présence me permet d’être la meilleure version de moi-même. Être capable de le nommer témoigne bien de mon cheminement! Ça donne une bonne idée de l’esprit général de l’album, qui parle de parvenir à sortir la tête de l’eau, à aller vers le positif, la lumière. 

Cette prise de confiance a-t-elle changé ton approche de la musique?

Je dirais qu’elle s’est affinée, que la direction est plus affirmée. Je travaille toujours en étroite collaboration avec Louis-Étienne, qui m’accompagne dans mon envie d’explorer. Après un voyage en Inde, par exemple, il a eu envie d’aller vers des sons et des instruments orientaux. On l’entend bien sur Blackbirds. L’inspiration ne date pas d’hier, mais on a senti qu’on avait désormais les capacités et l’audace de l’essayer. J’ai envie de dire que ça me semble plus facile de créer qu’avant... Mais ça a pris du temps et du travail pour en arriver là et pour trouver le son de Ghostly Kisses. Et puis la pandémie a changé mon point de vue vis-à-vis de l’écriture. 

De quelle manière?

Je pense particulièrement à la chanson Clay, qui parle de santé mentale. Chez moi, seule, je n’arrivais pas à trouver les bons mots. Je travaille avec un coauteur, Vann Delorey, qui m’aide à peaufiner les textes, à trouver les bonnes images. Quand on a pu à nouveau écrire ensemble et dans la même pièce, notre complicité m’a enfin permis de trouver l’angle que je cherchais tant. J’ai réalisé à quel point le lien à l’autre et l’énergie qu’on dégage en tant qu’humain sont importants dans un contexte créatif. 

Et dans la relation avec le public aussi?

Oui, vraiment. J’ai hâte de présenter les chansons et d’aller à la rencontre de nos fans. Notre seul contact avec eux en deux ans s’est fait à travers les réseaux sociaux! Ça ne remplacera jamais la présence. On a d’ailleurs un public assez grand en Turquie, en Égypte et au Maroc, où l’on n’a jamais joué. La tournée s’annonce excitante!

Heaven, Wait de Ghostly Kisses, disponible le 28 janvier sous l'étiquette Coyote Records.    

Cette entrevue a été réalisée en collaboration avec le magazine Clin d'oeil.

Les chansons qui habitent Margaux Sauvé en ce moment: 

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