3 questions à... Marie Laberge pour la sortie de son nouveau livre | Clin d'œil
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3 questions à... Marie Laberge pour la sortie de son nouveau livre

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Photo d'archives Dario Ayala

Depuis de nombreuses années maintenant, ses romans font réfléchir, aimer, douter, tout en nous réconfortant.

Pour la parution de Contrecoup, nous avons eu la chance de nous entretenir avec cette grande femme de lettres. 

Pourquoi avoir choisi d’aborder le sujet de la tuerie de masse?   

En fait, ce n’en est pas vraiment une, dans la mesure où une tuerie est considérée «de masse» à partir de trois décès. On peut dire que c’est un acte d’une grande violence commis avec une arme lourde. Je crois bien que c’est une accumulation de choses, une suite de nouvelles lues et entendues dans les dernières années qui m’ont fait me pencher sur la question. On a connu beaucoup de tragédies liées au fanatisme religieux dans le monde, et cette escalade de violence m’a toujours troublée. Je me demande comment on peut en arriver là dans une société... Comment cette violence devient une réponse? Qu’elle soit physique ou verbale, je trouve qu’elle prend énormément de place aujourd’hui. Je crois aussi que, collectivement, on ne mesure pas l’ampleur du contrecoup, le nombre de victimes collatérales.

Le deuil est-il un sujet auquel vous réfléchissez depuis longtemps?  

Depuis toujours. Le deuil est très présent chez moi, parce que pour moi, il est la réponse de la vie à la mort. Comment vit-on après la mort? Très souvent, ce n’est pas la nôtre qu’on croise en premier, mais celle des autres. Et puis, que ce soit la mort d’un espoir ou celui d’un amour, le deuil fait partie de la vie, et ce n’est pas étranger à mon œuvre. Le deuil, c’est vivre avec ce qui meurt.

Dans votre roman, c’est justement l’après des proches des victimes qui vous intéresse. Selon vous, est-ce qu’on se relève vraiment d’événements comme ceux-là?   

Je pense qu’on vit avec. Sommes-nous diminués par l’événement? Pas obligatoirement. Je pense que ça prend énormément de courage, de lucidité et de patience avec soi-même pour s’en relever. Je suis convaincue que nous sommes avant tout faits pour vivre et que la vie est très forte, surtout dans des circonstances comme celles qu’on trouve dans mon roman

Contrecoup par Marie Laberge, chez Les libraires à 30$

Photo courtoisie

À VOIR: Behind the scene de notre numéro Rose, avec Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant    

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