Varda Étienne est la pro de... l’évasion! | Clin d'œil
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Varda Étienne est la pro de... l’évasion!

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux savent qu’il existe deux Varda: la mère de famille qui trippe sur Dollarama, la cabane à sucre et les confitures maison, et l’autre Varda, autoproclamée avec humour «la diva de Brossard».

Je ne lésine pas sur les petits plaisirs, ni sur les grands, d’ailleurs. Certes, j’ai rudement travaillé pour obtenir le privilège d’avoir un emploi de rêve, et c’est toujours avec une infinie allégresse que je saute dans un avion pour aller interviewer des stars hollywoodiennes ou que je rejoins nos vedettes bien-aimées sur une jolie terrasse du Vieux-Montréal.

Cela dit, ni moi ni mes collègues de chez TMZ ne vivons en marge de la réalité de notre train de vie. Le titre Maudite folle!, c’était un exercice de style; mes enfants et les multiples personnalités qui cohabitent «dans ma tête» – et à qui je jase quotidiennement – sont témoins de l’austérité avec laquelle je prépare mon budget! Aussi ai-je eu l’idée de vous proposer, chers lecteurs et lectrices, les petits trucs qui m’accompagnent dans ma vie de jet-set au quotidien.

Entre les lignes  

Ça ne surprendra personne: les livres sont ma principale source d’évasion. Récemment, je me promenais en gondole en compagnie de Mathilde, d’Anne et de Poppy, de Petite mort à Venise, écrit par Francine Ruel. Relire Le crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie, c’est se plonger dans un délicieux paradoxe, bercé entre le luxe des voyages en chemin de fer à travers les neiges de l’ancienne Yougoslavie et l’isolement claustrophobe des protagonistes, condamnés à se démasquer dans le train immobilisé en raison de dame Nature. Que l’histoire soit en partie inspirée de faits réels (l’affaire du bébé Lindbergh) ajoute au suspense, mais surtout, le voyage s’effectue dans le temps autant que dans l’espace.

Justement, quoi de mieux que de remonter les pendules pour se dépayser? Mon penchant pour le quétaine, je l’assouvis à l’occasion par un retour dans mes vieux tomes des Malheurs de Sophie, de notre chère comtesse de Ségur. Par ailleurs, Sophie est une tannante; on l’aime!

Puis hop, on fait un saut vers mes premiers émois charnels de jeune adulte, avec Henry & June: Cahiers secrets, d’Anaïs Nin. Les premiers émois de ma ménopause aidant, mon amoureux apprécie ma lecture de ce livre... On s’comprend. 

Je vous propose un voyage surréel, enivrant et un peu effrayant grâce au grand auteur haïtien René Depestre, dont le roman Hadriana dans tous mes rêves a remporté le prix Renaudot en 1988. Je ne vous révèle pas le punch, mais disons que les histoires de zombies étaient déjà palpitantes, et ce, bien avant l’avalanche de séries télé sur le sujet.

via les libraires

Par contre, il me faudra quelques verres de mon cocktail préféré, le litchi martini, pour arriver un jour au terme de La Nuit indochinoise (Jean Hougron, 1950-1953), une saga qui a remporté le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1953. Cela dit, je n’en suis qu’au premier de sept tomes, et je suis déjà captivée par le récit, comme au début du fameux film avec la divine Catherine Deneuve.

Les vilains variants Mu, Epsilon et autres semblent se pointer le bout du nez; je touche du bois (très fort!), afin qu’on ne retourne pas aux scénarios étouffants de 2020. Mais quoi qu’il advienne, ma bibliothèque et mon bar maison sont prêts à m’accompagner dans toutes mes évasions. Rejoignez-moi en passant chez votre libraire local! 

*Varda travaille à une série documentaire et à la rédaction d’un roman qui sortiront au printemps prochain. Elle a également une chronique quotidienne à QUB radio à 11 h, avec Benoit Dutrizac. Enfin, la réédition, revue et augmentée, de son livre Maudite folle! est offerte en librairie.

À VOIR: Behind the scene de notre numéro Rose, avec Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant   

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