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Petit manuel du parent parfait

On me demande souvent: «Martina, quels sont tes trucs pour élever tes enfants aussi parfaitement?»

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Gabe Pierce sur Unsplash

Ok, personne ne me demande ça. Tant pis, car des trucs, j’en ai plein. Certes. Je n’ai pas de diplôme d’éducatrice à la petite enfance. J’ai tout appris sur le tas. Je dirais même deux petits tas (mon aîné et madame bébé).

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Suis-je suffisamment qualifiée pour me prononcer? Absolument pas. Mais si Monique peut s’improviser docteure en statistiques et que Robert a «fait ses recherches», je ne vois pas pourquoi je devrais me gêner. 

Voici donc mes meilleurs trucs pour élever des enfants qui font à peine le bacon quand on leur dit non:  

1. Se trouver extraordinaire  

Chaque matin, quand on arrive à l’école un poil avant que la cloche sonne, je me félicite en prenant un deuxième latté. Chaque fois que je prépare la boîte à lunch de mon fils, avec collations et légumes et tout et tout, j’essuie une petite larme, émue. «Look how far I’ve come», j’ai envie de dire à un public en délire. Je suis une mère! Responsable! Qui coupe les pommes en quatre et met tout dans des contenants réutilisables! D’accord, je ne suis pas rendue à l’étape où je prépare et portionne tous mes repas à l’avance... mais n’est-ce pas un signe que je suis encore vivante à l’intérieur?

 

2. Accepter d’être «fluide» 

Élever des enfants, c’est devoir constamment se faire une opinion sur des sujets qui ne nous intéressent pas tant que ça. Êtes-vous pour ou contre l’école alternative? Pour ou contre la méthode Montessori? Et d’ailleurs, êtes-vous obligée de savoir c’est quoi? Je dis non à tout ça et réclame le droit d’avoir un point de vue aussi mou que ma résolution de participer au 28 Day Squat Challenge. Il y a des parents qui savent tout de suite s’ils sont du type «pâte ferme» ou «pâte molle». Moi, je suis plutôt du type «fromage suisse»: il y a des trous dans mes convictions. Et, oui, je suis parfaitement à l’aise avec ça.

3. Avoir des principes

Tout de même, j’ai certains principes inébranlables. Comme l’importance d’offrir à mes enfants une éducation de première qualité. Je suis prête à tout pour que l’aîné fréquente les meilleures écoles. Tout, sauf me taper le trafic. Il va donc à l’école du quartier; c’est pas prestigieux, mais ça se fait à pied.

J’ai toujours su comment j’habillerais Monsieur L’Aîné et Madame Bébé: avec des basiques intemporels et de qualité. Malheureusement, ils ont opté pour un look aussi aléatoire que leur humeur passé 17h. Je veux qu’ils mangent santé, bio, frais et local. Mais je veux surtout qu’ils mangent – les adjectifs sont optionnels.

4. Ne pas négocier avec des terroristes 

Oh, ils vont vous supplier d’avoir le rouleau aux fruits avant le souper. Et vous allez avoir envie de le leur donner. Mais rappelez-vous qui est le boss. Exactement: c’est eux. Cédez, mais faites-le pour ménager vos forces et préparer une contre-attaque dont l’adversaire se souviendra.

5. Être brutalement honnête 

Le moment de la riposte se présentera peut-être plus tôt que prévu. Votre enfant vous montrera un énième dessin raté en s’attendant à ce que vous le chérissiez comme s’il s’agissait d’un minisac Jacquemus acheté en solde:

- Tu vas le garder, maman?

- Non, mon coco. Ça fitte pas avec ma déco.

C’est ainsi que je prépare mon fils aux aléas de la vie. Ai-je détruit sa confiance en lui? Bien sûr que non. C’est ça qui est formidable avec mes enfants: ils ont beau faire les bricolages les plus hideux, ils se trouvent toujours fabuleux. Si ça, c’est pas un symbole de réussite parentale...

À VOIR: Behind the scene de notre numéro Rose, avec Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant  

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