Ces amitiés qui nous empoisonnent : 6 signes d’une amitié toxique | Clin d'œil
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Ces amitiés qui nous empoisonnent : 6 signes d’une amitié toxique

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STOCKSY

Nos amitiés nous nourissent, nous rendent plus fortes. Mais qu’en est-il lorsque ce carburant se fait venin? La vie est trop courte pour se laisser empoisonner, alors on dit ouste aux amitiés toxiques.

On ne noue pas une amitié sans qu’il y ait chez l’autre personne quelque chose qui nous plaît. On se sent bien avec elle, on partage des valeurs ou des activités... Il y a généralement un point de départ positif. Certaines amitiés fileront ainsi toute une vie, de l’enfance à la vieillesse, sans prendre une ride. Mais pour d’autres, les choses se gâtent et, un jour, on réalise que la relation nous fait plus de mal que de bien. Serait-on aux prises avec une amitié toxique?

Voici 6 signes qui ne trompent pas: 

1. Vous marchez sur des œufs 

C’est simple: vous avez l’impression d’être amie avec une bombe à retardement! Vous ne savez jamais comment les choses ont dérapé, mais avec elle, le cinq à sept vire souvent au drame. Vous vivez dans la peur de la fâcher ou de la blesser, à un point tel que vous n’arrivez plus à être complètement vous-même en sa présence. Parfois, vous lui cachez même des choses par crainte de sa réaction. Surtout, vous soupesez chaque mot pour ne pas vous retrouver dans l’obligation de vous obstiner, de vous justifier, d’expliquer ce que vous avez voulu dire et qu’elle semble avoir compris de travers... Ouf!

2. Elle vous fait vous sentir coupable 

Avez-vous déjà entendu parler du triangle dramatique de Karpman? Il s’agit d’un schéma psychologique et relationnel au sein duquel on trouve trois rôles: la Victime, le Sauveur et le Persécuteur (ou Bourreau). Ainsi, si votre amie a choisi d’incarner la Victime à temps plein, vous devrez inévitablement incarner le Sauveur (un rôle gratifiant, mais épuisant) ou le Bourreau (un rôle particulièrement culpabilisant quand on se le fait imposer). Vous ne dites jamais la bonne chose (celle qu’elle veut entendre)? Elle vous accuse de manquer d’empathie pour son drame personnel? Méfiante et un brin parano, elle vous attribue constamment de fausses intentions? Elle se montre jalouse et possessive, vous reprochant vos autres amitiés? Quelle que soit la version à laquelle vous avez droit, si cette amitié est devenue culpabilisante et angoissante sans que vous sachiez trop pourquoi, il est peut-être temps de briser cette dynamique malsaine.

3. Elle vous vide de votre énergie 

C’est la fin d’une dure semaine de travail, vous aviez envie de sortir, de vous détendre entre amies, or voilà, vous ressortez de cette soirée encore plus vidée que vous n’y êtes entrée. C’est que le verre, avec cette copine-là, est toujours à moitié vide. Son attitude négative vous pollue, vous vampirise, vous draine. Et cette amie énergivore semble, de surcroît, avoir davantage besoin de vous que vous d’elle. Vous n’avez jamais le temps de vous en ennuyer qu’elle en redemande. À un point tel que la fréquenter ressemble de plus en plus à une tâche et de moins en moins à un plaisir...

4. Elle ne semble pas vouloir votre bien 

Nos vraies amies veulent qu’on brille, qu’on réussisse; elles sont fières de nos succès. Elles refilent notre nom aux employeurs potentiels, leur vantent nos mérites, écrivent en commentaire qu’on est superbe quand on publie un égoportrait, diantre! Si votre copine a plutôt tendance à vous rabaisser – même à la blague – et qu’il vous est impossible de lui faire part de vos bons coups ou de ce qui vous arrive de positif sous peine de la voir pincer les lèvres, votre amitié n’est peut-être pas aussi saine que vous le croyiez. Une amie en compétition avec vous, qui ne veut pas que vous réussissiez – pas plus qu’elle, en tout cas –, ce n’est rien pour vous tirer vers le haut. Pour paraphraser un certain Pierre-Yves McSween: en avez-vous vraiment besoin?

5. Elle vit dans son nombril 

Elle est divertissante, charismatique, certes, mais lorsqu’elle prend le crachoir... impossible pour vous de placer un mot! Tout doit tourner autour d’elle pour l’intéresser. D’ailleurs, dès que vous réussissez à raconter quelque chose, elle s’en sert inévitablement pour rebondir sur une histoire à elle. Et alors que vous connaissez les moindres détails de sa vie personnelle et professionnelle, ainsi que toutes ses anecdotes, elle peine à se rappeler le nom de la compagnie pour laquelle vous travaillez depuis trois ans déjà. Se pourrait-il que vous soyez davantage pour elle un faire-valoir qu’une véritable amie?

6. Elle n’est pas digne de confiance 

On se plaît souvent à dire que nos vraies amies sont celles qu’on pourrait appeler à 3 h du matin si on se retrouvait dans le pétrin. Celles qui accourraient, en pyjama, sans poser de questions. Eh bien, cette amie-là a beau être très présente dans votre vie, vous n’êtes pas sûre du tout qu’elle volerait à votre secours. Elle ne respecte pas ses engagements, vous laisse souvent tomber à la dernière minute avec des explications floues et vous ressentez un étrange malaise à l’idée de la laisser seule avec votre amoureux. Pire: vous choisissez parfois de ne pas vous confier à elle de peur qu’elle ébruite un secret ou qu’elle ne s’en serve contre vous. Avec une telle amie, pas besoin d’ennemie!

STOCKSY

Quelque chose sonne un peu trop familier? Vous en êtes rendue à repousser le moment de voir votre amie ou vous revenez souvent d’une soirée avec elle déçue, amère ou frustrée? Ces signes ne trompent pas. En effet, selon la psychologue Julie Demers, il faut d’abord se tourner vers soi-même: «L’idée, c’est de se demander: “Ça goûte quoi quand je vois cette personne-là? Comment je suis nourrie par elle? Qu’est-ce qu’elle m’apporte? Est-ce que je me sens bien?” Si cette amie nous fait vivre plus d’émotions négatives que positives, il est important de respecter nos limites, de lui faire comprendre qu’on n’est pas à l’aise par rapport à son comportement et de demander qu’il cesse.»

Selon Mme Demers, il convient toutefois de faire d’abord un examen de conscience avant de jeter tout le blâme sur l’autre. Si tout le monde nous fait nous sentir ainsi, le travail à réaliser est peut-être de notre côté, indique la psychologue. Cette spécialiste des troubles de la personnalité recommande de donner une chance (ou même plusieurs) à une amie qu’on souhaite garder dans notre vie et qui montre une volonté sincère de changer, en ajoutant cependant un bémol: «Si une personne souffre d’un trouble de la personnalité, elle sera incapable de s’ajuster. Et s’il n’y a pas d’amélioration possible, pourquoi continuerait-on à avaler quelque chose de poison? On choisira autre chose dans le buffet... quelqu’un qui nous nourrira mieux.»

Alors on s’affirme et si rien ne change... on change d’amie!

À VOIR: Behind the scene de notre numéro Rose, avec Mélanie Maynard et Rosalie Bonenfant  

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