Je ne sais pas si je veux un enfant... Je fais quoi? | Clin d'œil
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Je ne sais pas si je veux un enfant... Je fais quoi?

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Chère Léa-qui-fera-un-bébé-ou-pas, à vous lire, on croirait que la terre est divisée en deux. D’un côté, les Émilie Bordeleau de ce monde qui veulent à tout prix un enfant, voire 10, qui le savaient déjà à 4 ans et qui finissent par en avoir 5. Et de l’autre, les Samantha Jones qui ont décidé qu’elles ne seraient jamais maman et qu’elles ne se ruineraient certainement pas en couches bios, fussent-elles griffées Manolo.

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Mais ce que vous semblez oublier, c’est qu’il existe plein de femmes ambivalentes, se torturant l’esprit dans la zone grise du Hésitedistan. Et qui, comme vous, entretiennent ce monologue en boucle: «Oui, j’aimerais ça, avoir un kid, un jour, mais... a) je ne me sens pas prête; b) je n’ai pas encore rencontré le bon (partenaire, peu importe le genre); c) la planète va tellement mal; d) j’ai peur de ne pas être à la hauteur, etc.» Jusqu’à ce que surgisse ce doute lancinant: «Oui, mais si je le regrettais un jour?...» Je ne vous parle même pas des conversations à la chaîne avec les copines, les autoproclamées «mères à boutte», votre maman qui rêve d’être mamie ou la collègue improbable qui concilie travail-famille mieux qu’Angelina Jolie. De quoi vous mêler encore plus qu’avant...

Puis vient fatalement ce moment où, affalée devant la bouteille presque vide de vino ou le sac familial (sic) de Doritos, vous avez cette idée de génie: «Et si je remettais ma décision à plus tard?» À moins que vous vous disiez, grisée: «Mieux que ça! Si je laissais le destin choisir pour moi?» C’est-à-dire en «oubliant» de prendre votre pilule ou de vous protéger en faisant l’amour. Encore là, beaucoup de filles confuses, célibataires ou en couple, le font. Ça arrange certaines et d’autres pas. Ouais, j’avoue que ça ne vous avance pas.

Si bien que «je fais quoi, moi?», me demandez-vous, comme si je possédais la vérité infuse. Eh bien, n’écoutant que ma sagesse infinie et ma franchise moins exquise qu’imparable, je vous répondrai ceci. (Ceci étant ce que je conseille toujours en cas d’indécision maladive, que ce soit pour l’achat d’un duplex, l’adoption d’un canari ou l’adieu à une job soi-disant de rêve.) Prête? Fermez les yeux. Et imaginez votre vie AVEC, puis SANS enfant. Laissez les émotions et les sensations monter en vous, sans les contrôler ni les juger. Vous sentez-vous joyeuse, apaisée, paralysée, paniquée? Avez-vous envie d’épouser cette vie ou de la fuir en courant? Qu’est-ce qui domine en vous: l’envie ou la peur? Si le désir l’emporte, écoute-le et laissez-vous porter par lui. Si c’est la terreur, écoutez-la aussi et voyez son effet sur vous.

Dans un cas comme dans l’autre, c’est votre désir d’enfant qui parle... ou non. En étant vraiment à l’écoute, vous obtiendrez une réponse. La vôtre. À vous de tirer vos conclusions. Vous tergiversez toujours? Eh bien, cessez de vous mentir! Et de vous bercer d’illusions stériles. Faites plutôt la paix avec votre ambivalence. Car elle vous en dit long sur votre manque d’élan véritable pour vous lancer dans l’aventure de la maternité. Si cela vous attriste, dites-vous que rien n’est jamais joué. Les choses peuvent changer. D’ici là, vivez pleinement votre liberté comme vous l’avez choisie. C’est une grande victoire pour les éternelles indécises!

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