«Je passe mon temps à m’excuser...» Je fais quoi? | Clin d'œil
/society/psycho

«Je passe mon temps à m’excuser...» Je fais quoi?

Image principale de l'article «Je passe mon temps à m’excuser...» Je fais quoi?
via Unsplash

Pôvre Audrey-qui-a-toujours-peur-de-déranger, mon coeur saigne en vous lisant. Ça ne doit vraiment pas être facile de vous excuser d’exister! Vous croyez que j’exagère? À peine. Mais entrons dans le vif du sujet, si vous le voulez bien. Que cache votre «excusite» aiguë?

Spontanément, je dirais un dévorant désir de plaire, la crainte d’être jugée, de passer pour une arrogante, voire d’être rejetée. Ça peut être aussi l’expression d’un doute permanent, comme celui de ne pas être à la hauteur. À la hauteur de quoi? De ce qu’on attend de vous – ou du moins de ce que vous croyez qu’on attend de vous. Ça semble compliqué... Alors, pour simplifier, disons que vous manquez cruellement de confiance en vous.

Mais avant de vous flageller – ce que je vous déconseille vivement –, sachez que vous n’êtes pas la seule de votre gang. En effet, de nombreuses études prouvent que les femmes ont l’excuse beaucoup plus facile que les hommes. Pourquoi? Parce qu’elles sont plus sensibles aux mots et aux comportements qui pourraient vexer, blesser ou offenser les autres. Ah, cette fichue empathie naturelle! Ajoutez à ça le rôle traditionnel d’agent de la paix qu’on leur attribue dès le berceau, et vous comprendrez pourquoi elles ont tendance à dégainer un «je m’excuse» plus vite que leur ombre pour éviter tout conflit, ce mot honni. Comprenez-moi bien, chère Audrey, je n’ai rien contre la bienveillance (à part celle servie à toutes les sauces). Nenon. Là où ça m’exaspère, c’est lorsque votre tendance à vous excuser dilue votre message, vous met en position d’infériorité ou vous dévalorise d’emblée, que ce soit dans votre vie perso ou professionnelle. Kiki LeBon te répond

D’autant plus que, à bien y penser, cette formule relève davantage du réflexe niaiseux que du repentir douloureux. Franchement, avez-vous vraiment à vous excuser chaque fois que vous le faites? Pensez-y deux secondes. Faites la liste mentale des dernières fois où vous avez péché. Disons, dans les 48 dernières heures. Allez-y, j’attends... Normalement, ça devrait ressembler à ceci:

– Je m’excuse si je n’ai pas eu le temps de te répondre avant...

– Je m’excuse, mais je pense qu’on devrait éviter de...

– Je m’excuse de ne pas être d’accord avec toi...

– Je m’excuse tellement de ne pas pouvoir t’aider...

– Je m’excuse si ma voisine est en retard, mais...

Avouez qu’à la longue, ça devient un peu ridicule, non? Surtout quand vous en venez à vous excuser pour une vague connaissance. Heureusement pour vous, rien n’est joué. Car vous pouvez décider de rayer cette expression de votre vocabulaire, au profit de ces quelques formules pas mal plus winner. Ça vous dit d’essayer? «Merci de ta patience, je suis vraiment débordée! »; «Selon moi, on devrait plutôt faire...»; «Je ne partage pas tout à fait ton point de vue...»; «Ça tombe mal, je ne pourrai pas t’aider cette fois-ci...» Quant à la phrase magique pour excuser votre fichue voisine, n’y pensez même pas!

Bref, vous pouvez très bien «skipper» votre préambule «excusatoire», affirmer votre situation ou votre point de vue et, surtout, inspirer le respect tout en restant polie. Évidemment, cette règle a ses exceptions. Ainsi, si jamais vous merdez, vos mots d’excuse, bien sentis cette fois, seront les bienvenus. Cela dit, si vous vous confondez à nouveau en excuses sans raison, eh bien, sachez que vous n’aurez plus d’excuse!

Des vidéos qui pourraient vous intéresser :

15 vedettes québécoises et internationales qui s’affichent en bikini après 40 ans

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus