Dessous d’ici : 4 marques canadiennes méconnues à découvrir | Clin d'œil
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Dessous d’ici : 4 marques canadiennes méconnues à découvrir

De Montréal à Toronto, ces créatrices canadiennes s’immiscent dans notre intimité pour nous offrir des sous-vêtements confortables, sexy ou romantiques.

Rencontre avec ces artistes de la relève qui célèbrent la féminité dans sa pluralité. 

1. Lorette 

Depuis 2017, la créatrice parisienne Laure Stromboni conçoit à Toronto – où elle habite – des pièces de lingerie inspirées du savoir-faire à la française. Forte de son héritage, elle nous propose des soutiens-gorges, des culottes, des camisoles et des bodys tantôt romantiques, tantôt mystérieux, souvent rehaussés de broderies allégoriques. Le serpent qui mue est un clin d’oeil à la transformation; la branche d’olivier – qui sublime la collection Olympia – évoque la victoire «pour se sentir forte et courageuse en l’enfilant», explique la designer, pour qui les symboles représentent quelque chose de fort, mais qui reste libre à l’interprétation de chacun. «J’aime aider les clientes à se connecter à elles-mêmes, loin des codes esthétiques de la lingerie qui imposent encore et toujours une certaine idée de la féminité, longtemps dictée par l’homme», renchérit la créatrice. Pour ses sous-vêtements, elle utilise de la résille, de la soie ou du chiffon provenant de fins de rouleaux qu’elle achète à une ancienne maison de couture de la Ville Reine. «Mes collections sont limitées, ce qui, d’un point de vue créatif, m’oblige à me réinventer», dit-elle. Ce printemps, la Française nous offre des nouveautés inspirées des charmes de la Méditerranée et de Nice où elle passait les vacances d’été de son enfance auprès de sa grand-mère. Le résultat se dévoile comme une bouffée d’air chaud, qui fleure bon la pinède et le sel de la mer. 

2. Mary Young 

Au cours de ses études en communication de la mode, à Toronto, Mary Young s’est sentie aliénée par l’industrie de la lingerie. «Le marché manquait de sous-vêtements pratiques, aussi beaux que confortables», énonce la designer. Après avoir créé une collection pour sa thèse de fin d’année à l’université, elle a lancé dans la foulée sa marque éponyme, en 2014. Sa mission? Offrir des pièces minimalistes et faciles à enfiler au quotidien, qui privilégient l’aisance à tout point de vue, de la coupe aux matériaux. «Je souhaite que les femmes célèbrent leur individualité et leur corps», précise Mary Young. Les modèles sont dessinés à Toronto avant d’être fabriqués par une équipe à Montréal, dans des tissus extensibles et doux qui durent longtemps. «Leur qualité au contact de la peau est tout aussi importante que leur impact sur l’environnement», assure la designer, qui privilégie des matières recyclées ou écoresponsables, comme la rayonne de bambou OEKO-TEX®. Pour sa collection printemps-été, la marque a mis l’accent sur des soutiens-gorges et des culottes aux tonalités vibrantes et joyeuses, afin d’apporter de la couleur en ces temps incertains... même si l’on est la seule à le savoir!

3. Fortnight 

«Lorsque j’ai lancé ma griffe, il y a 11 ans, il y avait peu de marques de lingerie qui célébraient la beauté d’un point de vue féminin. Le marché privilégiait soit des soutiens-gorges ultrarembourrés qui s’affichaient dans des pubs hyper sexualisées, soit des basiques purement pratiques, se rappelle Christina Remenyi. Et puis, le choix de tailles était extrêmement limité. Donc, pour beaucoup de femmes, il y avait peu d’options.» Afin de remédier à la situation, Fortnight conçoit ses soutiens-gorges pour une multitude de bonnets, allant du 32A jusqu’au 34G pour certains modèles. «On mesure chaque taille nous-mêmes, en faisant des essayages sur de vraies femmes, afin que ce soit le plus précis possible», assure la créatrice. Les sous-vêtements, à la fois classiques, sensuels et délicats – tous fabriqués à Toronto –, épousent la forme du corps et privilégient un excellent soutien, un confort à toute épreuve et des matériaux écoresponsables de qualité, comme le jersey et la dentelle, qui proviennent d’usines familiales en Italie et en France. 

4. Em & May 

Emilie Pittman a fondé sa marque de lingerie en 2017, en parallèle avec ses études en design de mode au Collège LaSalle. Depuis, la créatrice originaire de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, déploie son amour pour les pièces rétro, les nuances douces et les imprimés colorés à chacune des collections de sa griffe, Em & May. «Au printemps, on propose de nouveaux maillots de bain, tandis que l’automne-hiver, ce sont de nouveaux modèles de culottes et de soutiens-gorges qu’on lance, précise-t-elle. Comme on est une petite équipe de quatre femmes et qu’on est deux à coudre, on ne peut malheureusement pas tout faire en même temps.» Chaque pièce est en effet réalisée sur commande à Montréal, au coeur du Mile End, dans un souci écoresponsable. La marque utilise des surplus de tissu et des matières écolos, comme l’ECONYL®, fait à partir de nylon recyclé, et fabrique des chouchous et des bandeaux pour les cheveux avec ses retailles de tissu. Le fil conducteur qui anime la designer au fil des saisons? Créer des sous-vêtements qui conviennent à toutes les silhouettes, en offrant des modèles universels dans une multitude de tailles. Les ensembles minimalistes, déclinés dans des tons poudrés, sont aussi jolis qu’agréables à porter! 

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