Le coming out vu par Debbie Lynch-White | Clin d'œil
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Le coming out vu par Debbie Lynch-White

La comédienne et chanteuse Debbie Lynch-White se considère comme privilégiée de pouvoir affirmer que son coming out s’est somme toute bien passé.

La série Histoires de coming out réalisée par Maude Sabbagh (Face à la rue), qui sera présentée ce printemps à Moi et cie, nous permettra de rencontrer des personnes de partout au Québec qui ont vécu cette étape à leur manière.

Vous portez la série sur les épaules. Vous en êtes d’ailleurs l’idéatrice. Pourquoi teniez-vous à réaliser ce projet?  

Je n’en revenais pas qu’on n’ait pas encore abordé le sujet, du moins pas en profondeur. Et, évidemment, c’est une réalité qui m’est proche. Je ne me permettrais pas de faire un documentaire sur un sujet loin de moi. J’avais envie de démystifier ce «passage», qui est important pour certains et moins pour d’autres. On rencontre des personnes qui ont annoncé leur homosexualité ainsi que leur entourage. On parle à des parents qui ont dû cheminer, on s’intéresse aux ponts qui ont été coupés, aux liens brisés. La preuve que ce sujet n’était pas assez exploré est que je n’ai jamais vu un projet accepté aussi rapidement par des producteurs! On l’a proposé et, en moins de trois mois, on le démarrait concrètement.

Quelle est l’histoire de votre coming out? 

Pour moi, ça s’est bien passé... à 95 %, je dirais. Personne n’était vraiment surpris. J’avais toujours dit: «Je pense qu’un jour je vais coucher avec une fille (rires).» La majorité des membres de ma famille a bien réagi. Quelques proches sont «morts au combat», comme j’aime le dire. Une sélection naturelle survient souvent dans ton entourage quand tu annonces ton homosexualité. J’apprends à faire mon deuil de ces personnes, et cette réalité devient mon moteur pour mener à bien ce genre de projet. Ça me confirme qu’il y a encore de l’éducation à faire.

Jusqu’à présent, qu’avez-vous appris de ces rencontres? 

Chaque tournage m’a bouleversée dans le bon sens. J’ai vraiment l’impression qu’on fait quelque chose d’important. On sent que mes interlocuteurs avaient besoin d’en parler. Mes réflexions ont évolué. Pour certains, faire une annonce officielle n’est pas important, et pour d’autres, c’est libérateur. Le but n’est pas de ne plus avoir à faire de coming out, mais plutôt de faire en sorte que ce soit toujours bien reçu. 

Quelles sont vos rencontres les plus significatives?  

On a fait une entrevue avec une maman qui nous a expliqué son cheminement pour accepter l’homosexualité de sa fille. J’ai fait la connaissance d’une jeune pansexuelle de 11 ans super allumée. Christina, qui a fait partie des Témoins de Jéhovah, a été une rencontre tellement humaine... Elle a été mariée à 13 ans avec un homme et ne démonise pas du tout cette ancienne vie. Pourtant, toute sa famille l’a reniée lorsqu’elle a annoncé son homosexualité.

Quel est le message que vous voulez laisser aux gens? 

Quand tu te choisis, ça finit tout le temps bien. Il y a un «crisse de boutte de garnotte» à passer, mais au bout du compte, tu es heureux.

 

Histoires de coming out, le lundi à 21 h sur MOI ET CIE dès le 3 mai

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