La question: «Je déteste les enfants insolents de mon chum. Je fais quoi?» | Clin d'œil
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La question: «Je déteste les enfants insolents de mon chum. Je fais quoi?»

Je reste ou je pars?

ISTOCKPHOTO ET GETTY IMAGES | COLLAGE: ELSA RIGALDIES

Kiki LeBon te répond.

Oh là là, chère future ex-belle-maman (ou peut-être pas) en détresse! Vous me posez le genre de questions qui me force à revoir en quatrième vitesse toutes les leçons de psychologie existentielle que j’ai apprises... pour mieux les oublier. Car quand la vie s’en mêle, il y a peu de règles qui tiennent. Mais revenons à nos monstres. N’est-ce pas ainsi que vous qualifiez l’adorable progéniture de votre chéri? «Raphaël a 11 ans et Noah, 13 ans. Depuis le début de ma relation avec leur père, ils se liguent pour me mener la vie dure. Ils me mentent, me dé ent et m’insultent... Ils réclament tellement d’attention que ça me vole du temps avec mon chum, qui les laisse faire. Ces deux monstres me rendent folle!», me racontez-vous dans votre lettre aussi longue que vos récriminations. Je vous le concède, atterrir dans la vie des enfants de notre partenaire n’est pas une mince affaire, surtout s’il s’agit de préados ascendants opposants. Si, en plus, leur papa est «complètement gaga de ses gars», comme vous le dites, alors là, vous êtes dans le caca.

Loin de moi l’idée de remuer le couteau dans la plaie,mais j’ose croire que votre amoureux ne vous a jamais caché l’existence de ses deux galopins, n’est-ce pas? J’imagine aussi que vous avez déjà eu l’occasion de passer un week-end ou des vacances avec eux, dans la dernière année. Peut-être avez-vous fermé les yeux sur leur impertinence? Ou cru qu’une fois intégrée dans le three-pack familial, les choses s’arrangeraient d’elles-mêmes. On ne vous en blâme pas, toute femme normalement constituée vit d’espoir. Et d’amères désillusions. À moins que vous espériez, et à raison,que le papa prenne votre défense en leur rappelant les bases du respect? Peut-être avez-vous explosé auprès de lui, le mettant ainsi sur la défensive? Quoi qu’il en soit, vous n’avez pas trouvé votre place. Ou du moins pas celle dont vous rêviez. Ou peut-être avez-vous voulu la gagner trop vite? Et, du même coup, fait ombrage à Raphaël et Noah, d’où cette spirale incontrôlable, dominée par la confrontation mutuelle.

Chose certaine, c’est à vous et à votre compagnon de (re)prendre la situation en main. Et vite. Mais avant, changez secrètement de tactique. Kill them with kindness, comme disait Shakespeare: soyez gentille à l’excès avec les enfants. Ne tombez pas dans leur piège. Moquez-vous de leurs effronteries, rajoutez-en même! Applaudissez leurs dernières frasques. Écoutez-les attentivement, donnez-leur toute votre affection.

Bref, déstabilisez-les, et admirez le résultat. Partez en campagne de charme, avant même de discuter de vos soucis avec votre partenaire, qui sera touché par votre bonne volonté. Deuzio, proposez-lui calmement de faire front commun pour que l’harmonie s’installe dans la maisonnée. Et, dernier conseil, abandonnez toute velléité de discipline ou de réprimande: laissez ce sale boulot au papa. Après tout, ce sont ses enfants. Je ne vous promets pas un  euve tranquille ni que tout s’arrangera illico. Mais je parie que vous trouverez la place qui vous revient. Celle d’une belle-mère qui a sauvegardé sa santé mentale et gagné une famille, turbulente mais sympa, une semaine sur deux.

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