10 clés essentielles pour conquérir le Web | Clin d'œil
/culture/quoifaire

10 clés essentielles pour conquérir le Web

Vous rêvez d'être suivie par des centaines de milliers de personnes sur Instagram, YouTube ou Snapchat? Vous désirez devenir une référence, voire une star d'internet grâce à vos clichés stylisées, à vos vidéos désopilantes ou aux conseils que vous prodiguez sur votre blogue? On a parlé aux influenceurs de l'heure et, à la lumière de leur expertise, on vous livre les 10 clés essentielles pour conquérir le Web.

Image principale de l'article 10 clés essentielles pour conquérir le Web

Katia Hanine

 

1- Être PASSIONNÉ... et patient!

 

La règle d’or pour se faire un nom sur internet tient en un mot: persévérance. Bâtir une réputation et un noyau d’abonnés peut prendre des années. Or la meilleure façon de ne pas se décourager en cours de route est de traiter d’un sujet qui éveille en soi une curiosité et un enthousiasme insatiables. Un point sur lequel les influenceurs sont unanimes, peu importe la ou les plateformes qu’ils privilégient.

 

Katia Hanine, l’âme du blogue Lapiz of Luxury, le confirme: «Je me suis lancée dans cette aventure dans le but premier de partager avec d’autres mes passions.» C’est ensuite – et parfois beaucoup plus tard – que viennent la reconnaissance, les produits gratuits, les voyages et les revenus. jamais l’inverse!

 

PL Cloutier

 

2- Garder le RYTHME

 

L’intervalle séparant les publications doit être court et surtout régulier, sous peine de perdre l’intérêt des abonnés. Il faut garder la cadence, même si tenir un blogue, une chaîne YouTube ou encore un compte Instagram nécessite énormément de temps et d’énergie. «Les gens ne se rendent pas compte à quel point c’est du travail!» lance Katia Hanine.

 

Le youtubeur vedette PL Cloutier abonde dans ce sens: «Pendant ma première année, je me consacrais à ma chaîne sept jours sur sept.» Certains engagent des photographes, d’autres suivent des cours de montage ou de photographie afin d’améliorer la qualité de leurs publications. Il faut aussi élaborer le concept qu’immortalisera la capsule vidéo ou la séance photo, celui-ci devant souvent être approuvé ou même négocié lors d’un partenariat avec une entreprise.

 

«Pour pouvoir m’accorder quelques rares jours de congé, je dois prendre de l’avance, m’assurer que mes photos sont déjà prêtes et que je n’aurai qu’à les mettre sur Instagram», explique Gabrielle Lacasse, du blogue Dentelle + fleurs.

 

Cynthia Dulude

 

3- MULTIPLIER les plateformes

 

Soyez partout! Cynthia Dulude, créatrice de la populaire chaîne YouTube Maquillage Cynthia, est claire à ce sujet: «Les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter sont d’excellentes façons de promouvoir une chaîne ou un blogue.»

 

En outre, si Katia Hanine mise beaucoup sur son compte Instagram, elle ne se passerait pas de son blogue: «J’aime compléter mes concepts visuels par des textes où je communique mes idées.»

 

Aurélie Sauthier

 

4- RÉSEAUTER

 

S’impliquer sur les comptes des autres blogueurs, instagrammeurs, snapchateurs et youtubeurs peut s’avérer fructueux. Comme l’explique Aurélie Sauthier, blogueuse et fondatrice de l’agence de marketing d’influence Made in, «c’est un outil de promotion, car c’est l’occasion de se faire connaître des abonnés des autres influenceurs et d’élargir ainsi son propre réseau.»

 

Gabrielle Lacasse

 

5- Rester AUTHENTIQUE

 

«Quand je parle à mes abonnés, je m’adresse à eux comme à des amis. Et je suis fier de rester spontané et vrai», assure PL Cloutier. Il s’établit effectivement un précieux lien de confiance entre influenceurs et influencés.

 

Un manque d’honnêteté de la part des premiers ferait donc détaler les seconds. «Même si une compagnie m’offre une super belle somme pour appuyer son produit, si je ne l’aime pas, je passe mon tour. C’est primordial! Mes abonnés savent que je ne suis pas à vendre», lance Katia Hanine avec conviction.

 

Autre piège à éviter: l’achat d’abonnés ou encore de «J’aime». Car oui, cette pratique existe, mais Gabrielle Lacasse le garantit: ce raccourci ne trompe personne et nuit à la reconnaissance d’un apprenti influenceur plutôt que de l’accroître.

 

6- Revendiquer sa DIFFÉRENCE

 

«Je ne suis pas une taille zéro, je ne suis pas blonde et je n’ai pas les yeux bleus. Je me suis demandé, à mes débuts, si ça allait me nuire, mais je me suis rendu compte qu’être différente des canons de la mode était à mon avantage, parce que beaucoup de femmes se reconnaissent en moi», confie Katia Hanine.

 

Pour sa part, PL Cloutier pense que la franchise avec laquelle il parle de son homosexualité a contribué à sa popularité.

 

7- INNOVER

 

Tous les influenceurs interrogés s’entendent pour dire que le Québec est en retard sur le reste du monde, notamment sur les États-Unis et l’Europe, en ce qui concerne les réseaux d’influence sur internet.

 

Un avantage pour dénicher un créneau encore inexploré: «En France, il y a des chaînes YouTube consacrées à la critique de livres, à la cuisine... J’ai même vu une chaîne animée par une collectionneuse de jouets!» commente PL Cloutier.

 

Et selon Cynthia Dulude, «certains créneaux sont occupés par des Américains, mais il n’y a pas d’équivalent en français. Or le marché francophone est vaste: en plus du Québec, il compte plusieurs pays d’Europe et du Maghreb. C’est encore un bon moment pour faire sa marque en français.»

 

Tous les espoirs sont donc permis. À vos caméras!

 

8-Éviter les «FÔTES»

 

Si une langue parlée au ton décontracté peut faire partie du style (et de l’authenticité) d’un youtubeur, les fautes d’orthographe dans un article de blogue ou même dans la légende d’une photographie compromettent la crédibilité d’un aspirant influenceur.

 

De plus, si s’exprimer en français et en anglais élargit la portée des publications de Katia Hanine, celle-ci déconseille fortement de s’en remettre à un logiciel de traduction, car le public aurait tôt fait d’en remarquer les ratés.

 

9- Connaître sa VALEUR

 

Lorsqu’on atteint une notoriété qui permet d’envisager de convertir son influence sur le Web en profession, on doit fixer des prix proportionnels – ni trop hauts, ni trop bas – à l’achalandage de son site, de sa page ou de son compte, tout en prenant en considération ce que demande en contrepartie l’entreprise à laquelle on s’associe.

 

Mais comme il n’existe aucune grille tarifaire, «on peut se renseigner auprès des autres influenceurs pour avoir une idée de ce qui est réaliste », propose Aurélie Sauthier.

 

10- RESPECTER ses abonnés

 

Selon Cynthia Dulude, si l’on entend conserver l’estime de ses fans, on évite la surenchère de partenariats rémunérés avec des entreprises qui ont des produits à vendre. On prend aussi le temps de répondre aux questions ou d’«aimer» les commentaires formulés par les internautes.

 

Sophie Pouliot

À lire aussi

Et encore plus