Valérie Roberts: tout lui réussit!

C'est hot !

Valérie Roberts: tout lui réussit!

Vendredi 15 juin 2018
 Entrevue avec une animatrice en pleine ascension qui garde les deux pieds bien sur terre.

 

 

Les yeux brillants, Valérie Roberts porte son café à ses lèvres. «Savais-tu que j’ai déjà écrit pour le Clin d’œil? Je capote d’être sur la couverture d’un magazine que j’adore!» C’est vrai que la carrière de la jeune femme a des airs de consécration ces temps-ci. Celle qui n’en croyait déjà pas sa chance d’avoir son micro au Clan MacLeod sur les ondes du 96,9 CKOI peut maintenant se réjouir d’être à la barre de l’émission Dans ton cell sur VRAK et d’être la première porte-parole de M ta région, une entreprise bien d’ici qui encourage la consommation locale partout à travers le Québec. Entrevue avec la rayonnante Valérie Roberts.

 

 

Tu t'est fait confier l'animation de la nouvelle émission Dans ton cell diffusée sur VRAK, dans laquelle tu t’amuses à fouiller dans le cellulaire de tes invités aux côtés de Julien Corriveau. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’accepter?

 

C’est un grand accomplissement pour moi. La dernière fois que j’ai animé une émission, j’étais VJ à MusiquePlus. J’ai collaboré à beaucoup de shows de télé et de radio, mais c’est la première fois que quelqu’un me dit: «C’est à toi qu’on va faire confiance.» J’aime beaucoup le projet. C’est devenu mon bébé! On vit des moments très cocasses sur le plateau, comme lorsque Véronique Cloutier nous a montré l’application qui l’aide à suivre son cycle menstruel ou lorsque Alicia Moffet nous a confié qu’elle peut prendre jusqu’à 250 selfies pour arriver à publier une photo sur les réseaux sociaux! Heureusement, nos invités ont un bon sens de l’autodérision jusqu’à présent. (rires)

 

 

De ton côté, comment définirais-tu ton rapport à ton cellulaire?

 

C’est une relation amour-haine! De nos jours, dès qu’on fait face à un petit cinq minutes de vide, on finit par regarder l’écran de notre cellulaire. Ça m’énerve! Par contre, ça permet aussi de vivre de très beaux moments. Lorsque je suis tombée sur un groupe de flamants roses dans un parc du sud de la France, j’ai tout de suite appelé ma mère avec FaceTime. Je sais qu’elle adore cet oiseau: elle a visité le parc avec moi! Et puis mon téléphone intelligent m’a permis de voir une dernière fois ma grand-mère, qui est décédée récemment alors que j’étais à Mexico... J’adore que la technologie m’aide à dire à ma famille ou à mon chum que je les aime quand j’en ai envie.

 

 

L’automne dernier, on t’a donné un micro à l’émission du retour au 96,9 CKOI, Le Clan Macleod, aux côtés de Peter MacLeod et Patrick Marsolais. Comment as-tu réagi en apprenant que tu avais le contrat?

 

Ça faisait longtemps que j’espérais avoir ma propre émission! Durant cinq ans, j’ai ramassé les miettes de tout le monde, j’ai fait des chroniques par-ci par-là quand j’étais appelée. Je me disais souvent: «Allez, Val, un jour tu vas l’avoir!» et... je l’ai eue! Rares sont ceux qui bénéficient d’une plateforme pour communiquer tous les jours avec les gens. J’espère avoir un impact sur leur vie. Que quelqu’un puisse dire «Hey, savais-tu que telle ou telle chose...» grâce à une de mes interventions... J’ai le goût de pleurer rien que d’y penser!

 

 

Ta vie professionnelle est florissante, mais tu es aussi passée par des moments plus creux. Comment as-tu vécu cette évolution?

 

J’ai traversé des périodes magnifiques et d’autres vraiment difficiles qui m’ont obligée à retourner travailler dans des cafés parce que je n’avais plus de contrats. Une carrière dans les médias, quand ça va bien, c’est extraordinaire. Quand ça va mal, ça peut être destructeur. Pas que travailler dans un café ne soit pas intéressant, mais quand ça ne fait pas partie de ton plan de carrière... C’est comme si on disait à un avocat de retourner travailler au Tim Hortons après avoir réussi son Barreau. Ouf. Je sais que je retomberais sur mes pattes si ça se mettait à moins fonctionner... même si je n’ai pas envie que ça s’arrête. J’ai beaucoup progressé ces dernières années. Lentement, mais sûrement. Ça m’a permis de m’adapter à chaque étape.

 

 

 

 

Malgré ta vie chargée, tu as trouvé le temps de développer la websérie documentaire Amuse-bouches avec ton mari, le chef Martin Juneau, dans laquelle vous abordez les thèmes du couple, de la cuisine et de la culture autour d’une bonne bouffe. Comment fais-tu pour délimiter travail et vie personnelle?

 

C’est difficile! (rires) Travailler avec son amoureux relève parfois du défi! On doit aussi décider ce qu’on partage — ou pas — de notre vie à deux. Si ça ne tenait qu’à moi, je partagerais tout. Je n’ai pas de filtre, pas de tabou ni de censure. Rien ne m’énerve vraiment et je n’ai pas de difficulté à me prononcer sur quoi que ce soit. Mais je réalise que ce que je partage de ma vie personnelle a un impact sur les gens qui m’entourent, et ça me fait me questionner. Livrer 100% de sa vie privée vient avec son lot de conséquences.

 

 

As-tu aussi cet aspect en tête quant à ton image en ligne?

 

Absolument! Je n’ai pas d’équipe pour m’aider, c’est juste moi. J’y vais comme je le sens. Et ça fait partie de mon métier: quand on a beaucoup d’abonnés, ça peut être intéressant pour les producteurs. J’essaie de rester moi-même et de montrer ma vie telle qu’elle est vraiment.

 

 

Quand on regarde tes réseaux sociaux — et ceux de ton amoureux —, on pourrait avoir l’impression que vous vivez un véritable conte de fées. Réalité ou fiction?

 

On se chicane beaucoup! (rires) Sérieusement, on forme un couple tout ce qu’il y a de plus normal. J’avoue par contre qu’on se trouve chanceux. C’est quand même incroyable qu’on se soit rencontrés. Quand nous nous sommes vus pour la première fois, j’ai capoté sur lui et il a capoté sur moi. Quand on s’est recroisés deux mois plus tard, j’ai su que je ne pouvais pas passer à côté de cette histoire. Il a fait le même constat de son côté. Beaucoup de gens ne vivent pas de grand amour. Je me sens choyée!

 

 

Cet amour est aussi arrivé avec deux petites filles, Léonie et Simone. Comment vis-tu ton rôle de belle-maman?

 

Ça va super bien. Évidemment, c’est particulier de passer de la réalité d’une jeune femme libre qui a une carrière et qui voit trois spectacles par semaine à ce rôle plus sérieux. Quand j’ai rencontré les filles, elles étaient encore toutes petites, à 2 et 5 ans. J’ai appris à prendre ma place, à savoir où et comment je m’inscrivais dans leur vie. Comme elles sont en garde partagée, on a une vie d’amoureux, Martin et moi, et une vie familiale quand les filles sont avec nous. Je leur ai très vite dit que je ne serais pas leur mère, mais que je pouvais être leur meilleure amie! Les filles savent très bien qu’avec Valérie, tout est permis. (rires) Elles ont envie de manger de la poutine? Parfait! Elles veulent se coucher à 23 heures? Pas de problème! Leur père n’est pas toujours content, mais ça me permet d’avoir une super belle relation avec elles.

 

 

 

 

Tu as déjà mentionné que tu aimerais ajouter un membre à la famille un jour. Est-ce toujours dans vos plans?

 

Ça dépend des jours! (rires) L’année dernière, c’était le mariage. Cette année, on se fait construire une maison pour créer notre propre nid. Nous deux, on est toujours dans le jus, on voyage sans cesse... J’ai besoin d’un endroit où je peux vraiment me reposer. Quand j’arrive chez moi, je me mets en jogging et je me démaquille en une fraction de seconde. Quand on habitera dans notre nouveau chez-nous, je sens que je vais me mettre à penser à faire un bébé. Même si je sais à quel point il est difficile pour une femme dans le métier de s’arrêter pour avoir un enfant.

 

 

Pour toi, l’avenir ressemble à quoi?

 

J’aimerais que Martin et moi, on soit un couple heureux pour longtemps. Ce soir, on a une date, justement! (rires) Dans plusieurs années, Martin aimerait beaucoup aller faire du vin dans le sud de la France. Il a d’ailleurs réussi à me transmettre cette envie! On pense vivre entre le Québec et la France. Les filles de Martin pourraient venir nous visiter quand elles le désirent, et notre enfant pourra nous suivre. Si tout va bien de mon côté, je pourrais poursuivre ma carrière lorsque je suis au Québec et, pourquoi pas, avoir une boutique en ligne ou exercer un métier dans le domaine de la mode — mon autre passion! — lorsque je suis en France. Les projets ne manquent pas, ça, c’est certain...

 

 

Comment fais-tu pour te ressourcer à travers ton quotidien étourdissant?

 

Je voyage! Je suis incapable de rester chez moi si j’ai une semaine de congé. J’ai toujours l’impression de manquer quelque chose, de perdre mon temps. Le seul moment où je m’accorde le droit de ne rien faire, d’être dans le présent, c’est en voyage. Ma psychologue m’aide aussi beaucoup à trouver un équilibre. Ma meilleure amie m’a déjà dit, il y a longtemps, qu’il faut aller chercher une boîte à outils pour bien gérer la vie. Consulter me permet de prendre le recul nécessaire pour bien vivre mon quotidien et mieux contrôler mon stress professionnel.

 

 

Dirais-tu que c’est ce recul qui t’aide à demeurer passionnée par ta vie?

 

Sûrement! Mon chum répète constamment que je suis émerveillée par tout! (rires) Je me sens choyée. J’ai un amoureux exceptionnel, des amis incroyables, une famille fabuleuse, une belle carrière en progression... Je ne manque de rien. Je me force souvent à me rappeler que beaucoup de gens ne l’ont pas aussi facile que moi. Le bonheur pour moi, c’est de me sentir comblée. Et je le suis vraiment en ce moment.

 

 

Photos: Neil Mota

 

Mélissa Pelletier