Le jardinage pour les nulles

C'est hot !

Le jardinage pour les nulles

Mercredi 20 juin 2018
En déco, les plantes ont franchement la cote! Cependant, aussi belles soient-elles sur Instagram, quand vient le temps de les intégrer à notre décor intérieur ou extérieur, on se retrouve rapidement avec quelques branches sans vie... Et une bonne dose de culpabilité. Mais qui a dit qu’on devait avoir des gènes d’agronome pour prendre d’assaut la tendance végétale? A l’aube de l’été, on s’initie à l’art horticole! 

 

 

AVANT DE PASSER À L’ACTION 

 

Même si le jardinage est très tendance, il y a tellement de choix de plantes et de spécificités d’entretien pour chacune d’entre elles que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Que faire avant de se lancer «mains premières» dans le terreau? 

 

1. On s’interroge sur notre mode de vie pour déterminer le temps qu’on peut consacrer au soin de nos végétaux. 

 

2. Si on va de l’avant avec une idée plutôt complexe, on dessine un plan des zones à aménager, sur le balcon de notre 3 et demi ou dans notre grande cour arrière, ce qui nous aidera à mieux cerner nos besoins et à planifier efficacement la répartition de l’espace.

 

3. Plan en main, on consulte l’horticulteur de notre jardinerie locale (notre nouveau meilleur ami!) pour trouver les végétaux qui cadrent avec notre vision et notre style de vie. On prend note de ses judicieux conseils pour cajoler nos plantes à la maison! 

 

4. On achète les outils, végétaux, pots, terreaux et tout ce qu’il faut pour mettre notre projet en branle.

 

5. On plante, on entretient puis on profite de notre nouveau décor, bonifié par quelques touches de verdure! 

 

 

 

 

CRÉER UN POTAGER EN SIX ÉTAPES FACILES

 

Quand vient le temps de cuisiner, quoi de plus santé (et économique!) que de s’approvisionner dans son propre jardin? Cultiver un petit bout de terre est à la portée de tous, peu importe l’espace dont on dispose. En voici la preuve.

 

1. En règle générale, on recommande d’amorcer les semences intérieures (ou semis) à compter du mois de mars, mais les besoins varient d’une espèce de plante à l’autre. pour savoir à quel moment précis se lancer, on se réfère aux conseils d’un expert ou aux indications qui apparaissent au verso des sachets de semence. Pour démarrer nos pousses, on peut utiliser des graines ou des boutures (fragments de racine, feuille, tige ou bulbe) prélevées sur une plante mère. Cette technique fonctionne bien à condition de sélectionner des boutures dont le feuillage est en bonne santé et dont les tiges sont courtes et épaisses.

 

2. On remplit un pot de terreau (approprié aux plantes choisies) en prenant soin de ne pas le compresser et on l’humidifie légèrement jusqu’à ce qu’il devienne poreux.

 

3. On sème les graines en les répartissant de façon précise et réguière pour un meilleur résultat. 

 

4. On recouvre les graines d’une couche de terreau, d’une épaisseur égale à trois fois le diamètre du grain. 

 

5. On inscrit le type de plante et la date de la semence sur une étiquette, que l’on plante dans le pot. 

 

6. On pose les semis dans un endroit bien éclairé, près d’une fenêtre. Selon les recommandations propres aux variétés choisies et tout dépendant de l’espace dont on dispose, on pourra par la suite transplanter les pousses à l’extérieur, de préférence durant une journée nuageuse. Chaque variété exige un suivi particulier. Cela dit, la plupart des fines herbes ainsi que les carottes, les céleris, les brocolis et les épinards peuvent être transplantés directement à l’extérieur dès le mois de mai. D’autres, comme les piments, l’aubergine et les tomates, doivent absolument être démarrés en pots, à l’intérieur. On pourra les sortir en juin, une fois la période de gel au sol bien terminée. 

 

 

 

 

À NOS TERREAUX!

 

Le terrarium est un must déco de la saison! Maintenant qu’on maîtrise les notions de base du jardinage, on adopte la tendance.

 

1. On choisit un contenant en fonction de nos goûts et de notre décor, peu importe la matière. Il est préférable d’utiliser un pot assez profond pour laisser aux racines la place de croître.

 

2. On sélectionne les différentes variétés de plantes que l’on souhaite exposer. Les possibilités sont nombreuses, mais on doit opter pour des plantes exigeant toutes le même type d’entretien. Les plantes grasses et les cactus sont des valeurs sûres, qui s’adaptent bien à l’écosystème du terrarium.

 

3. On dépose une couche de gravier au fond du pot pour favoriser le drainage et l’écoulement de l’eau, car un surplus d’humidité pourrait faire pourrir les racines.

 

4. On ajoute une membrane géotextile par-dessus le gravier, qu’on recouvre ensuite de terreau, un composite de terre et de sable dont les matières varient selon les plantes choisies. (On n’hésite pas à demander conseil à un horticulteur pour en trouver un qui convient à notre projet!) Puis, on plante les végétaux choisis!

 

5. On finalise le boulot avec des accessoires: coquillages, petites pierres, etc. On décore avec parcimonie et on utilise des produits imperméables!

 

 

 

 

BON À SAVOIR 

 

Tout jardinier qui se respecte se doit d’apprendre le jargon de base!

 

Vivace: plante permanente qui repousse chaque année. 

 

Annuelle: plante temporaire qu’on devra remplacer à la prochaine saison. 

 

Plante aérienne (sèche): dépourvue de système racinaire, elle n’a pas besoin d’être plantée dans la terre. 

 

Plante succulente (grasse): elle possède des feuilles épaisses, charnues et gorgées d’eau. Elle emmagasine l’humidité pour survivre aux conditions arides. 

 

Plante tropicale: elle provient des milieux humides et se démarque très souvent par son feuillage XXL. Elle a besoin de chaleur, de soleil et de beaucoup d’eau. 

 

 

 

Photos: Gaëlle Leroyer

 

Maripier Edwar