Clin d'Oeil
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©Brian Ypperciel

par : Christine Fortier

Jeudi 4 février 2010

Ballet aérien

Ces cinq danseuses incarnent la force féminine. Elles utilisent leur corps comme outil d'expression et, ainsi, donnent vie à la beauté de la danse. Cet art gracieux leur a livré des messages, qu'elles transmettent en mots et en mouvements.

PASSION: Isabelle Paquette

Elle a été promue soliste aux Grands Ballets Canadiens de Montréal en 2009 et elle a eu l'occasion de travailler avec les chorégraphes de renom Thierry Malandain et Wen Wei Wang: «Je sais que je veux faire du ballet depuis l'âge de 11 ans et j'ai appris très jeune que, lorsqu'on a un but, il faut s'y accrocher. C'est la même chose quand on entreprend une carrière. Il ne faut jamais abandonner. Ça demande des sacrifices, mais ce que je fais au jour le jour me rend heureuse, assure IsaBelle. Les femmes doivent se montrer patientes et déterminées. Quand on sait où on va et qu'on sait ce qu'on veut, on ne peut pas être malheureuse. Il faut y croire.»


Actualité: On peut assister aux Soirées Kylián les 18, 19, 20, 25, 26 et 27 mars au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.


Crédits vêtements: Blouse de mousseline avec volant à l'encolure (Rw&co., 48 $), justaucorps (Simon Chang, 50 $) et tulle à la taille (Fabricville, 3 $ le mètre)




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©Brian Ypperciel

OSER: Geneviève Guérard

Elle a été première danseuse des Grands Ballets canadiens De 1999 à 2006, puis, elle est devenue juge à l'émission Le Match des étoiles. Afin de pouvoir suivre des cours de danse classique à l'école secondaire Pierre-Laporte, Geneviève a été obligée de mentir. Pour participer aux auditions, il fallait avoir déjà suivi des cours de danse. Or, à 12 ans, elle n'avait aucune expérience: «Plus tard, quand j'ai senti que j'avais réalisé tous mes rêves dans la danse et que j'ai eu envie de devenir animatrice, j'ai repensé à mes débuts. Ça m'a donné le courage d'oser, même si je ne connais?sais per?sonne dans le milieu de la télévision», raconte Geneviève. «Quand on ose, il est possible d'entrer dans des mondes qui nous sont inconnus.»


Actualité: On peut la voir chaque dimanche à 15 h dans l'émission Six dans la cité, à Radio-Canada. En août 2010, elle animera l'émission Voulez-vous danser avec moi ce soir?, à ARTV.


Crédits vêtements: Robe de chiffon ornée d'une fleur (Andy Thê-Anh, 995 $), fleur de chiffon dans les cheveux (Ophelie Hats, 65 $) et chaussures (Comme il faut, Buenos Aires).




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©Brian Ypperciel

CROIRE: Louise Lecavalier

De 1981 à 1999, Louise Lecavalier, qui a étudié la danse classique et la danse moderne à Montréal et à New York, a été l'emblème de la compagnie La La La Human Steps, fondée par Édouard Lock: «La danse m'a fait prendre conscience de qui j'étais. Elle m'a permis d'accentuer certaines de mes qualités et m'a aidée à déceler mes défauts. La danse m'a fait réaliser que le corps est un outil intelligent qui nous donne beaucoup d'information. Ce serait formidable si notre métier nous apprenait à vivre, pas juste financièrement, mais avec soi-même et avec les autres. La danse m'a appris tout ça», explique-t-elle avec passion. «Il faut apprendre à regarder le corps de l'intérieur, et non pas de l'extérieur. S'éloigner de la maladie et du vieillissement, ça vient de l'intérieur», fait valoir la danseuse.


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Actualité: On peut la voir dans Children et A Few Minutes of Lock, le 24 février au théâtre du cuivre, à Rouyn-Noranda. Les dernières représentations de Is You Me ont lieu le 23 avril à la maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord,le 27 avril au théâtre Outremont, et le 30 avril au théâtre Mirella et Lino Saputo, à Saint-Léonard.


Crédits vêtements: Camisole (La Vie en Rose, 59,95$), legging (Mondor, 37 $), crinoline (Rossetti, 31,95 $ et veste (Marie Saint Pierre, prix sur commande).




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©Brian Ypperciel

GRÂCE: Myriam Allard

Elle a étudié le flamenco à Séville et à Madrid pendant six ans. De retour au Québec, Myriam a fondé avec l'artiste pluridisciplinaire Hedi Graja la compagnie d'art flamenco La Otra Orilla: «La danse m'a aidée à mieux me connaître et à trouver un équilibre, physique et psycho?logique, qui est en constante évolution. La danse, peut-être plus particulièrement le flamenco, nous permet de vivre des moments d'éternité grâce à la communion avec la musique et le chant. Ces moments de grâce nous font réaliser que bien des choses dans la vie sont plus grandes que nous-mêmes, affirme la danseuse. La danse nous apprend à accepter et à dépasser nos limites, à ne plus être dans notre tête mais à habiter notre corps, qui ne ment jamais.»


Actualité: Le spectacle La Otra Orilla sera présenté du 31 mars au 17 avril à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le 20 avril à Sherbrooke, les 23 et 24 avril à Toronto ainsi que le 1er mai à Trois-Rivières.


Crédits vêtements: Combipantalon (Rw&Co., 75 $), ceinture en suédine perforée (Travis Taddeo, 90 $) et chaussures personnelles.




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©Brian Ypperciel

AMOUR: Natalie Zoey Gauld

Après avoir été initiée très jeune à la danse contemporaine à London, en Ontario, Natalie Zoey Gauld a poursuivi sa formation aux Ateliers de danse moderne de Montréal. Depuis 2004, on l'a vue dans de nombreuses productions, dont Kiss Bill, de la compagnie Pigeons International. «Mes professeures de danse, Jennifer Swan puis Paula de Vasconcelos, sont devenues mes mentores. La danse m'a permis de me sentir bien dans mon corps, d'exprimer mes émotions par le mouvement.» Selon elle, tout mouvement peut devenir de la danse. Natalie conseille aux gens de se servir de cet art comme d'une forme d'expression de leurs sentiments: «On ne garde rien à l'intérieur. C'est ce que j'aime de la danse; elle nous permet de libérer autant nos pensées que nos émotions.»


Actualité: On pourra voir Natalie Zoey Gauld dans le spectacle Boa Goa, du 6 au 20 mars, à la Cinquième Salle de la Place des Arts.


Crédits vêtements: Justaucorps en cuir troué (Travis Taddeo, 165 $), jupe à crinoline avec rubans (Chanel, 1 300 $), collier porté comme ceinture, ruban et fleur (Marie Saint Pierre, prix sur commande) et boucle de chiffon avec tulle (Ophelie Hats, 65 $)




Crédits shooting: Photographe: Bryan Ypperciel, assisté de Nicholas Lafontaine. Styliste: Sophie Lanza, assistée de Geneviève Allaire. Maquilleuse-coiffeuse: Sylvie Léveillée, de chez Gloss Artistes, qui a utilisé les produits Tresemmé pour les cheveux et Lancôme pour le maquillage. Maquilleuse corporelle: Dominique T. Hasbani, de chez Gloss Artistes. Direction artistique: Julie Tremblay.