Trucs et astuces pour se protéger des rayons UV de la tête aux pieds

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Trucs et astuces pour se protéger des rayons UV de la tête aux pieds

Mardi 19 juin 2018
L’été, on n’a qu’une envie: mettre le nez dehors. Mais pour faire le plein de vitamine D, il faut aussi se ravitailler en soins solaires, et ce, de la tête aux pieds. Trucs pour se blinder, réparer et mieux acheter.

 

 

PETIT RAPPEL: FPS veut dire «facteur de protection solaire». «Ce nombre représente le ratio établi entre le temps que ça prend pour que les rayons ultraviolets engendrent un érythème quand on porte un écran solaire versus sans protection. Ainsi, un FPS de 30 indique qu’on peut, en théorie, s’exposer 30 fois plus longtemps sans avoir de coup de soleil», explique la dermatologue Sonya Abdulla. «C’est aussi un indicateur de la proportion des rayons UVB bloqués par notre protection solaire.» Un FPS 30, par exemple, bloque 97 % des UVB, alors que la protection d’un FPS 60 s’élève à 99 %. MAIS ATTENTION: on ne parle ici que des UVB, grands responsables des coups de soleil. C’est pourquoi il est important, lors de notre achat, de s’assurer que notre crème solaire nous protège aussi des UVA, dont les rayons pénètrent la peau plus en profondeur, jusqu’au derme, en cherchant la mention «à large spectre» ou la pastille UVA sur notre bouteille. Dre Abdulla conseille également de choisir une formule résistante à l’eau.

 

 

LA MULTIPLICATION DES ÉCRANS

 

Les filtres protecteurs peuvent être chimiques (comme le neroxyl) ou d’origine minérale (tels que l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane). Les premiers laissent la peau absorber les rayons tout en stoppant ceux qui sont nocifs, alors que les seconds, pour leur part, les réfléchissent. Psitt! Les peaux sensibles ont souvent une meilleure tolérance aux filtres minéraux, confient nos pros.

 

Aujourd’hui, les filtres solaires peuvent prendre mille et une formes. Fini satiné ou mat, crémeux ou en gel, crème teintée, bâton, poudre, sérum... Il y a de tout pour tous les goûts, et toutes les occasions. «C’est un choix personnel», de dire Isabelle Poirier, formatrice pour La Roche-Posay. «Les peaux grasses seront sans doute séduites par les poudres, les gels ou les fluides matifiants, alors que les peaux sèches seront plus confortables avec une crème riche en acides gras. Toutes ces options existent pour répondre aux préférences de texture de chacune.»  

 

 

AVANT DE PARTIR

 

On devrait enduire notre visage d’une protection solaire dans notre vie de tous les jours, et ce, à l’année: vrai ou faux? Là-dessus, les positions divergent. Pour Manon Proulx, directrice de la formation chez Esthederm, c’est non. «Le FPS porté en tout temps sur une peau en santé a tendance à s’emmagasiner et devient un polluant cellulaire», soutient-elle. «Le mieux est de miser quotidiennement sur une formule gorgée d’antioxydants et d’anti-inflammatoires qui soutiendra le système de défense naturel de la peau.» Mais pour Sonya Abdulla et Isabelle Poirier, c’est oui. «Les UVA sont sournois. ADN affaibli, vieillissement prématuré, détérioration du système immunitaire... On ne se rend pas compte de tous les dommages qu’ils causent», avance Mme Poirier. «Et même si les UVB sont plus prononcés l’été, on devrait porter une protection à large spectre de minimum 30 à l’année de manière préventive», poursuit Dre Abdulla. 

 

Toutefois, une chose est claire et unanime: quand on prévoit passer la journée à l’extérieur, on se protège avec un bon FPS. En dessous, on évite les produits à base de rétinol, d’acide glycolique et de AHA qui peuvent causer des réactions anormales lorsqu’on expose notre épiderme au soleil. Pour cette même raison, on s’abstient d’exfolier à outrance la journée même. À noter que les technologies invasives, comme les traitements au laser, de même que certains médicaments (traitant la dépression, notamment) sont également photosensibilisants. 

 

À l’application, le chiffre magique est 35 ml, soit l’équivalent d’un verre de shooter ou d’une balle de golf. C’est la quantité requise pour protéger tout le corps, incluant les aisselles, le cou et les oreilles, ces grands oubliés. Tant qu’on est exposées au soleil, on en réapplique aux deux heures ou après la baignade. Bref, une bouteille de crème solaire achetée en début d’été devrait facilement s’épuiser avant la rentrée. Il en reste de l’été dernier? «La durée de vie d’un soin solaire est habituellement de neuf mois», affirme Isabelle Poirier. «En cas de doute, on peut se fier au logo de péremption, le petit pot à demi ouvert accompagné d’un chiffre. C’est le nombre de mois garantissant l’efficacité du filtre.» 

 

À ne pas négliger? Nos lèvres! Ces dernières étant très vascularisées, elles sont rapidement irritées et asséchées. «Pour maintenir leur hydratation, on les enduit de baume en tout temps, même sous notre rouge», conseille Manon Proulx. Du coup, on prévient également la formation de petites ridules! 

 

Parlant de rouge... On a demandé à nos pros quelle était leur astuce pour réappliquer un FPS par-dessus leur maquillage en cours de journée. Réponse: vive les bruines! «Je recommande de glisser une brume protectrice dans son sac. On en applique une bonne quantité dans nos mains et on tapote doucement le visage a n d’offrir le maximum de protection solaire à notre minois sans ruiner la tenue de notre mise en beauté», suggère Ariane Beaulieu-Sirois, formatrice régionale pour Vichy au Québec. 

 

 

 

 

BON RETOUR!

 

Après une journée au soleil, on passe en mode nettoyage, pour enlever les résidus de protection solaire, et on ne néglige pas d’hydrater notre épiderme en profondeur. Manon Proulx suggère aussi de s’exfolier en douceur dès le lendemain, afin de se débarrasser des cellules mortes et ainsi, mieux fixer notre bronzage tout en permettant à notre crème hydratante de mieux pénétrer. 

 

Si le soleil s’est joué de nous et qu’on a plus l’air d’un homard que d’une déesse dorée, on mise sur les compresses d’eau froide, l’eau thermale à vaporiser et les anti-inflammatoires, en comprimés comme en pots. «Une bonne crème après-soleil gorgée d’antioxydants va neutraliser les radicaux libres tout en apaisant et en désaltérant la peau», affirme Isabelle Poirier. Aloès, réglisse, céramide, glycérine et beurre de karité... Tous sont d’excellents alliés! Et on n’oublie surtout pas de boire de l’eau en quantité.

 

 

ET LES CHEVEUX, EUX?

 

Quand on dit qu’il faut se protéger de la tête aux pieds, on parle vraiment de la pointe des orteils aux… bouts de nos mèches. En effet, notre chevelure aussi en prend pour son rhume avec les effets nocifs des rayons, en plus d’être fragilisée par le chlore et le sel lors de la baignade. Il est donc primordial de la chouchouter.

 

En quoi les UV peuvent être dommageables pour nos cheveux? Selon Colin David Ford, directeur artistique canadien Chex Kérastase Paris, c’est la photodégradation capillaire qui est en cause. «Les rayons de soleil, combinés à l’effet de l’air ambiant, accélèrent le processus d’oxydation des cheveux, altérant la structure et la couleur des cheveux en plus de les rendre cassants et sans éclat. Si on y ajoute l’effet de l’eau par-dessus le marché, c’est encore pire», explique le maître-coiffeur. Avant de mettre le nez dehors, on s’assure donc d’avoir bien séché nos cheveux, puis on les vaporise d’une protection anti-UV qui agira comme bouclier contre les éléments naturels. 

 

Un simple aller-retour au boulot ne requerra pas de changement majeur dans notre routine de soins capillaires. Toutefois, pour une journée passée au grand air, Colin suggère de miser sur un shampoing solaire. Les filles aux cheveux colorés ont tout intérêt à utiliser une formule créée exprès pour elles afin de garder leur couleur au top. «Les formules à base de céramides, d’huiles ou de cires végétales sont excellentes pour réhydrater la chevelure», soutient notre pro. Une fois de retour à la maison, au chalet ou à l’hôtel, on nettoie alors notre tignasse en profondeur, puis on la gratifie d’un masque capillaire qu’on laisse reposer au moins cinq minutes. 

 

Un autre geste-clé peut faire une grande différence: choisir une coiffure qui expose le moins de surface capillaire possible. «Plus les cheveux sont libres, plus les risques de dommages sont grands, surtout pour les pointes», explique Colin, qui propose d’adopter tresses, couettes et chignons pour l’occasion. Accessoiriser notre crinière d’un foulard ou d’un chapeau est une autre belle option.

 

 

 

Photos: Shutterstock, Getty Images

 

Valérie Schiltz